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Les épreuves de la vie nous font grandir

07 Avr

Les épreuves de la vie sont des choses qui nous font avancer. Et dans le fond cela nous fait grandir.

Rien n’ arrive par hasard dans notre vie. Mais c’est là aussi tout le défi de pouvoir en tirer les leçons. Même si ce n’est souvent que quelques années plus tard que l’on intègre les leçons.
Enfin cela suppose bien sur de pouvoir regarder la réalité en face et de ne pas nous complaire dans le rôle de la victime. Tout cela est loin d’être une mince affaire.

Moi je dis souvent que si je n’avais pas vécu tout ce que j’ai vécu dans ma vie je ne serai pas celle que je suis aujourd’hui.Et dans le fond je dis un grand merci à la vie de m’avoir fait vivre tout cela même.si ce sont des choses difficiles.
Mais ce que j’ai intégré beaucoup plus tard c’est que tout ce que j’ai vécu n’était qu’un reflet de mon manque d’amour propre. Enfin pas.que ça car je n’ai pas toutes les responsabilités.
Sans tout cela je n’aurais jamais été chercher toutes ses forces en moi pour m’ouvrir à la vie et à l’amour. Car oui de la force intérieure cela j’en ai.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que tout cela n’étaient pas hasard.

Parmi les quelques épreuves de la vie j’en citerais quelques une.
La première au cours de ma vie intra utérine où ma mère tout au long de sa grossesse ne m’a jamais senti bouger et qu’elle me croyait morte. Donc une première coupure avec la vie.
Ensuite je passerais sur des étapes de la vie. Une vie marquée par une peur profonde du regard d’autrui et une grande timidité. Une vie où je ne me sentais pas à ma place et où je ne me voyais pas vivre. Dans ce monde qui me paraissait si étranger.
En septembre 1999 la goutte qui fait déborder le vase. Une entorse au retour d’un entraînement de course à pied. La douleur se fait forte, mais je la cache, elle se lit très fortement sur mon visage. Direction les urgences, je suis plâtrée, on enlève le plâtre, 3 semaines de plâtre, avec des douleurs très fortes et là on découvre une algodystrophie qui explique mes douleurs intenses. C’est partit pour 3 mois de piqûre, dont au départ tous les jours. Un traitement qui m’a donné TOUS les effets secondaires. Dont le principal le calcium qui s’est logé dans mes intestins, et je ne pouvais plus rien assimiler, grosse perte de poids, anorexie médicamenteuse, je remonte la pente doucement, et là je me chope une mononucléose, je reperds tout en moins de deux. Une période très difficile, je sombre dans l’anorexie sévère pour me punir de toutes ces souffrances  (car là cette dernière chose n’est que la goutte qui a fait débordé le vase) .

Plus les années passent et plus mon état se dégrade. Je fais deux TS (comprendre tentative de suicide) en 2001, dont une c’est mon frère qui m’arrête. Je continue de sombrer. Pour en arriver en 2003 à un point de quasi non retour, je me sens partir, je sens la mort en moi (et je ne rigole pas en disant cela ) d’ailleurs j’ai failli tomber dans le coma. Période très critique, mon foie et mon cœur sont en train de se dégrader pour alimenter mon cerveau.Je me sens partir, mais au fond de moi quelque chose me rattache  la vie. Mais oui j’ai réellement senti la mort en moi.

2003, au plus bas, je demande au secours,en disant à mes parents que je ne veux pas mourir (même si depuis le début ils ont fait tout leur possible pour m’aider à retrouver le gout de la vie, pour essayer de me sauver) sans savoir comment voir le bout, et de toute façon je n’avais plus le choix.(j’avais déjà eu 4 hospi avant qui n’ont servi à rien ) Pas de structure adaptée dans ma région, mon médecin traitant décide de me diriger vers un psy de l’hôpital psychiatrique à 30 km de chez mes parents, ce dernier décide de m’enfermée sur une période dont on ne connaît pas la fin, pour essayer que je me réveille et que je prenne conscience. J’en parle dans mon article Le vrai visage de l’anorexie.

Je suis internée, et j’ai bien dit internée (lisez mon article vous verrez) pendant 5 mois l’année de la canicule. Pour les psy c’était la seule façon pour que je prenne conscience. Foutu méthode moi je vous dirais, plus ravageuse qu’autre chose. Cette hospitalisation fut une vraie catastrophe. J’ai remonté la pente du poids pour pouvoir sortir, mais au fond de moi j’allais toujours très mal , même si mon cheminement avait commencé, en partie grâce à une personne que j’avais vu à l’époque et qui m’a apporté tant de chose pour que j’apprenne à m’aimer moi, une personne qui est un peu mon grand père dans le cœur. Octobre 2003 mes parents signent une décharge pour me faire sortir, car sur les rares contact que l’on a pu avoir en fin de mon hospi, ils se rendent compte que je suis en train de péter les plombs avec cette hospi et qu’ils ne peuvent pas me laisser là bas. Mes parents ont peur car ils ne veulent pas que je replonge.

Je sors, j’entre en terminale avec deux mois de retard. J’avais terminé ma première en avril et j’ai passé mon bac de français au rattrapage, vu qu’au mois de juin on m’a interdit de le passer, ils ont refusé de m’accorder une sortie à l’hôpital, car pour eux il fallait que je prenne du poids pour avoir de la liberté. Seul le poids comptait. Le poids et toujours le poids, la personne rien à foutre.

Je peux vous assurez que je suis sortie de là ravagée intérieurement, mais je n’en ai pas vraiment parlé, j’ai gardé en moi, il m’a fallu continuer à avancer et surtout me construire. Là j’ai arrêté de voir le psy, et j’ai vu cette personne qui a toujours beaucoup travaillé sur moi, elle me disait des choses, mais que je n’intégrais pas sur le moment tout cheminait en moi plus tard.Cette période de ma vie, pendant longtemps je ne pouvais pas en parler sans que cela fasse venir des larmes à mes yeux, et de toute façon je n’en parlais pas, et quand on me posait des questions c’était dur, car très difficile à évoquer. Aujourd’hui j’en parle avec une paix intérieure très profonde.

Mon ostéo à l’époque a beaucoup travaillé en crânien sur moi, et il me disait que c’était comme si j’avais eu un traumastisme crânien important car en mon corps plus rien ne communiquait, tout se faisait bloc. C’était la première fois de sa carrière qu’il voyait cela. Et pour travailler sur moi cela lui demandait une énergie énorme. Et à chaque fois que je venais il me disait « il y a en vous, une force intérieure colossale, avec une énergie impressionnante, et c’est la première fois de ma carrière que je dois puiser autant en moi pour travailler sur un patient, et après avoir travailler sur vous, je me sens vidée, tellement l’énergie en vous est forte. » Je n’invente rien c’était ces mots, et la personne aĝée qui me suivait disait la même chose.

Je ne retrouvais pas ma joie de vivre, même si je m’étais remis beaucoup en question, tout mon cheminement sur moi avait commencé (il a commencé au jour où j’ai touché le fond), doucement j’intégrais tout ce qui m’avait été dis, et j’apprenais à m’aimer. Doucement je revenais à la vie, j’allais chercher la force en moi. J’osais être moi, et vivre ma vie comme moi je l’aspirais.

2004 j’entre en apprentissage, et là je connais un harcèlement moral, aie c’est violent quand tu entres ainsi sur le monde du travail. J’ai failli tout plaquer mes études, mais ce n’était pas de mon propre car les patrons s’en sont pris à tous les employés tout le monde est parti et ils ont du mettre clé sous la porte.

Donc deux ans d’apprentissage j’ai tenu jusqu’au bout, je n’aurai pas abandonné, même si c’était dur moralement et que au dire de mes collègues j’aurai pu les conduire aux prud’homme, mais moi j’ai laissé passé tout cela, en plus quand tu débutes sur le monde du travail tu ne s’est pas trop; Et comme je ne suis pas du genre à chercher le conflit. Mais encore une belle claque dans la figure. J’ai enchaîné ensuite sur la fac de pharma, ma santé à pris un gros coup, car je me suis donnée à fond mais je m’oubliais moi. Je me suis retrouvée en acidose généralisée, je n’en pouvais plus, je voulais voir le bout, et c’est de là que j’ai rencontré une naturo qui m’a sensibilisée à cette notion d’équilibre acido basique.  Rencontre en 2008.

2008  a été une année de grand changement, un immense bouleversement en mon être intérieur vers le chemin de la paix; Pourquoi en 2008 , je ne pourrais pas vous dire, mais tous les déclics ont pris leur plus grande forme , et j’ai cheminé vers la santé dès ce moment là.

Et juste avant tous ces déclics c’est vrai que j’étais très mal au niveau santé, le moral et le mental allait eux beaucoup mieux.

Et jamais je n’oublierai les mots de mon frère à cette période de ma vie. Il a eu des mots très justes. Et quand un beau matin , vous recevez un texto   » Le concours est passé, je suis sur que tu as cartonné, en tout cas moi je crois en très fort toi, et je ne suis pas le seul, mais voilà je voulais te dire que je me fais du soucis pour toi, car les derniers temps je vois bien que tu ne vas pas très bien. J’ai peur car je ne veux pas que tu retombes, et là tu n’es plus très loin de ton point le plus bas. Sabri sache que je tiens très fort à toi, et que j’aimerai vraiment que tu t’en sortes, et que tu reviennes comme avant, je t’aime ma sœur, je ne veux pas te perdre, s’il te plaît.  »

Ces vrais que tous ces mots à ce moment là m’ont fait un gros choc, j’en ai pleuré. Et ils m’ont aidé à vouloir m’accrocher et à enfin voir le bout du tunnel.

Je voulais m’en sortir, mais je n’arrivais pas à voir le bout. Et là 2008 big déclic à tous les niveaux.

 

En parallèle je continuais ce chemin sur moi, je me construisais, et j’apprenais à m’aimer moi. J’intégrais tout ce qui m’avait été dis quelques années avant mais que je ne pouvais pas accepter au moment où cela m’avait été dit.Enfin plutôt que je ne voulais pas voir. Je lisais des articles sur internet dans le développement perso, je lisais des livres, mais pas des masses non plus. Le développement personnel, la spiritualité, me parlait depuis un moment et j’intégrais enfin ce que j’avais pu comprendre.

Et de fil en aiguille j’ai réussi à m’aimer. Je reviens de très loin et vous pourriez me dire que ce que j’écris est très simpliste quand on a touché le fond. Mais je n’invente rien, j’ai vu les psys au départ et j’ai arrêté. Cela ne me correspondait pas, les personnes qui m’ont aidé sont des thérapeutes tout autres, à savoir cet homme âgé, qui m’a aidé à voir mes peurs en face, à me voir moi entière, mon ostéo ,et une fasciathérapeute, et le plus gros du chemin, c’est en moi et en moi seule que je suis allée chercher cette force. Les gens qui m’entourent et notamment mes proches disent très souvent que j’ai un mental énorme avec une force interne qui les impressionne. Et quand on a touché le fond du fond il y a une prise de conscience en nous.

Depuis 2008, j’ai rencontré de très belles personnes sur mon chemin, d’autres un peu moins on va dire et qui ont été occasion d’autres soucis. Mais certainement que je devais vivre ces choses là aussi, pour pouvoir évoluer. Et c’est exactement ce qui s’est passé car de cette nouvelle épreuve j’en suis une nouvelle fois sortie grandi. Depuis 2008 je récolte de sacré belles choses, et je dirais même encore plus depuis début 2012 où les choses se sont accélérées à une vitesse folle.

Alors oui ici ce n’est qu’un très très bref aperçu, mais si je n’avais pas vécu toutes ces épreuves dans ma vie je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui. Tout cela m’a grandit, et c’est tout cela qui a forgé mon intérieur; Si j’ai vécu ces choses là dans ma vie c’est que je devais les vivres, pour pouvoir évoluer et me réveiller. Il fallait que je me prenne des claques en quelques sortes.

Et j’ai envie de dire que je suis même heureuse d’avoir connu tout cela, pour être celle que je suis aujourd’hui. Car vous qui me connaissez de près ou de loin, je ne pense pas être une personne si atroce que cela, malgré toute ces conneries passées. Je ne suis pas quelqu’un de méchante et loin de là. Et au dire de mes amis et proches j’ai beaucoup de coeur.

Alors oui on peut connaître le fond du fond et s’éveiller à la lumière. On peut voir le bout du tunnel, et je vous encourage fortement à mettre toute les chances de votre côté et à vous battre. Mais vous êtres les seuls maîtres de votre destin, cela ne l’oublier jamais. Et la force est en vous et en vous seul. Et oui croyez moi le chemin vers la lumière existe, tout n’est pas noir dans la vie. Et j’en suis la preuve vivante. Si vous saviez la joie de vivre qui m’anime maintenant, tout le bonheur que j’ai au quotidien.

 

3 réponses à “Les épreuves de la vie nous font grandir

  1. adeline

    8 avril 2013 at 1111 36

    Quel beau témoignage. Tu as effectivement affronté des choses très très dures…

     
  2. Marie44

    8 avril 2013 at 1111 50

    oh la la, j’ai les larmes aux yeux…je suis émotive! Très beau et fort témoignage.
    Je ne te connais pas, mais quand je te lis, effectivement tu dois avoir une sacré force en toi.
    Oui les épreuves, si pénibles soient elles nous renforcent et nous font évoluer. J’ai connu l’anorexie et ensuite la boulimie et j’ai été d’une grande timidité. J’ai encore un manque de confiance en moi à travailler.
    Merci

     
    • indiantigre

      8 avril 2013 at 1907 54

      doucement Marie tu vas gagner cette confiance en toi , et je te le souhaite de tout coeur

       

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