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S’adapter à l’autre, et non vouloir convertir: exemple

26 Avr

Je vous parlais ce midi de l’énergie d’amour.
J’ai vécu, pour bien illustrer cela un très beau moment de partage avec une patiente ce soir .
Et ce post va aussi répondre à une notion qui revient très souvent qui est la suivante:  » cela m’énerve de voir ma famille, mes proches avec leur soucis de santé mais de ne rien vouloir entendre sur l’alimentation… ».

C’est quelque chose que j’entends très souvent ou que je lis dans les mails ou ailleurs.
Cette idée de vouloir convertir autrui parce que l’on expérimente soi même cette chose. De ne pas accepter l’autre du fait que ce qu’il nous renvoi nous dérange. D’ être toujours à dire ce n’est pas bien de faire ça etc.
Mais croyez vous vraiment que cela serve à quelque chose ? Pour ma part je ne pense pas d’une vous allez braquer l’autre, il va se sentir agressé et de deux vous allez vous donnerune belle réputation du chieur de service.
Alors que si vous vivez votre vie et que vous laissez les autres tranquilles tout se passer mille fois mieux. Et c’est par l’exemple que vous donnerez que cela va amener la question chez l’autre, par l’énergie que vous rayonnez qui va leur donner envie d’en savoir plus. Et c’est deux mêmes qu’ils viendront vous posez des questions. Croyez moi sincèrement.
Pourquoi pensez vous que mes choix ont toujours été pleinement respecté par ma famille, mes amis, mes collègues de travail (pourtant dans un milieu hostile) et que jamais je dis bien jamais j’ ai reçu des attaques de leur part? Parce que je n’ai jamais chercher à les convertir, et que toutes les questions sont venues de leur part, et non d’info que j’ai tenté de glisser en douce.  J’ai des amis qui m’ont eu dit d’ailleurs que si j’avais cherché à les convaincre cela aurait certainement détruit notre amitié.

Donc ma petite patiente ce soir. Une dame qui est remplit d’acide urique, elle est bouffée par cet acide urique, et se tape des douleurs affreuses.  Cette dame ne consomme pas d’alcool, a déjà fait quelque changement alimentaire comme les plats en sauce , la viande rouge du fait de ses problèmes de santé et un peu mise devant le fait est prête au changement, et elle est vraiment très volontaire dans sa propre prise en charge, et je parle là au niveau patient donc individu lambdas. Il y a deux mois énième crise de goutte,  car cette dame fabrique beaucoup mais vraiment beaucoup d’acide urique.  Son médecin ne sachant plus quoi faire il y a deux mois, lui a quasiment interdit de tout manger. Par contre c’est super mais sauf qu’il n’a pas trop fait les choses dans l’art. Il lui a dit interdiction de consommer des produits animaux, interdictions de consommer des féculents, interdictions de consommer un verre d’alcool, interdiction de ci de ça. Il ne vous reste plus que les fruits et les légumes. La démarche est très bonne mais sauf que cette dame avec toute ces interdictions elle s’est retrouvée du jour au lendemain à ne plus quoi savoir manger. Elle a acheté des fruits et des légumes, mais elle était big big big frustrée, cela lui a coupé l’appétit en grande partie, elle a commencé à déprimer.

Elle et moi nous avons déjà parlé plusieurs fois au comptoir, pour les fruits je lui ai donné plein de conseil, plein de chose qu’elle pouvait manger. Mais au comptoir cependant donc s’en pouvoir prendre le temps d’entrer profondément dans la discussion avec elle. C’est une dame qui apparemment m’apprécie beaucoup et l’autre jour elle a vu une de mes collègues en extérieur du boulot, et lui a dit il faut que je vienne à la pharmacie voir Sabrina parce qu’elle est très calée sur beaucoup de choses et elle me donne toujours de très bon conseils.

Donc ce soir chose faite elle vient me voir, on prend du temps toutes les deux, je la prends à part.  Là elle me dit qu’elle ne mange plus rien , qu’avec ce que le médecin lui a dit elle a faim tout le temps. Je connais son histoire on en a déjà parlé plusieurs fois, mais là on a pris vraiment le temps au niveau alimentation.  On fait le point ensemble, elle me met en avant différent malaise qu’elle a fait car elle n’a plus de force.Qu’elle ressent énormément de frustrations  Donc de ce point ensemble cela me permet de voir où elle en est, et de m’adapter à elle pour mon conseil. Et non de lui dire c’est comme ça et il n’y a pas d’autres solutions.

Alors  oui j’ai toutes les clés en main pour lui faire mon conseil, mais ce que je dois lui dire n’est pas seulement ce que moi je connais, ce que je dois lui dire sont des enjeux réalisable. Car elle ce n’est pas moi.  Et sa frustration je l’ai bien notée.  On a revue les règles ensembles, pour trouver quelque chose qu’elle va tenir sur la durée et dans lequel elle va prendre du plaisir.

Cette dame, non je ne lui est pas interdit de manger de la viande. J’en vois certains qui vont bondir en me disant commet j’ai osé faire cela. Mais j’ai bien dit elle ce n’est pas moi, et il faut qu’elle puisse évoluer à son rythme, et trouver son équilibre, pour cheminer vers la santé. Et je précise donc que cette démarche n’est pas la mienne en terme d’alimentation et que là je suis avec une patiente qui a une démarche totalement différente de vous lecteur.  Et le cru c’est une personne qui ne se sent pas prête de part ses problèmes intestinaux, importants, donc chaque chose à la fois, même si elle souhaite introduire ces aliments crus.Voici ce que nous avons convenu ensemble. Je ne fais que très rarement des plans si précis avec mes patients quand j’aborde l’alimentation, mais là j’ai vraiment voulu aller au bout de la démarche avec elle, car elle est très à l’écoute et demandeuse de mes conseils, (tout en m’ayant répété sa frustration )

Principes de bases, : on va limiter le gluten autant que possible, mais je ne l’interdis pas. Donc cela peut une fois par semaine. Voir moins si elle peut.  Ensuite protéines animales à deux fois par semaines maximum.

Matin: elle mange du pain des fleurs, suite à nos conseils à la pharmacie, pour remplacer sa baguette blanche.  Donc je lui dis de conserver cela. Elle n’a pas de blender, mais me dit être prête à en acheter un . J’introduis la notion de smoothie avec elle, mais en lui précisant que c’est une possibilité et que c’est elle qui va voir.  Elle boit du café, je lui propose de remplace par du thé vert dans un premier temps et si elle peut des tisanes. Je précise que cette patiente bois beaucoup de tisanes d’orties suite à mes conseils.On remplace la confiture par de la compote.

Le midi: on trouve deux options , les jours où elle consomme les produits animaux (limité à deux fois par semaine ) de faire une entrée de crudités maisons sans mayonnaise, , ensuite un plat de légumes vapeur, avec au choix pomme de terre, sarrasin.      Seconde option : une grande salade composée avec du quinoa ou des pommes de terre, ou du riz  mais surtout beaucoup de légumes dedans des carottes rapées, des tomates, et divers légumes qu’elle aime (c’est une chance car elle aime cela ). On introduit les graines germées et les algues en paillettes.     De cette salade, elle se fait un saladier et elle mange à sa faim.

Pas de fruits au dessert mais on les déplace vers 16h

Voilà trois nouveauté pour elle, algue en paillette, graines germées, et quinoa.

vers  16h: repas de fruits bien mures (là elle me dit qu’elle a retenu la leçon et les bananes bien tachetées)  et notamment un repas de bananes.  Elle me demande si elle peut manger du chocolat ok on met un carré.

Soir: soupe de légume maison sans sel, car elle aime beaucoup ça.  Ensuite salade vert avec des légumes crus de saisons, , de l’avocat, graines germées, et si besoin pain des fleurs.

Et là ma patiente elle a eu un sourire jusqu’aux oreilles et elle m’a dit, « j »étais perdue je ne savais plus quoi manger, mais au moins là je vois que je peux manger plein de chose, mais que par contre je dois limiter au maximum gluten et produits animal, je vais pouvoir trouver du plaisir pour manger car tu m’as donné des idées, la piste de la salade composée me plait beaucoup. Et comme je n’ai pas d’interdit que je peux manger occasionnellement certaines choses je vais avoir moins de frustrations.  En plus dans tout ce que tu m’as écris il y a plein de chose que j’aime.  (cette patiente me tutoie) , merci, merci ,merci , tu me donnes le sourire, tu es adorable  » Et voilà les mots de ma patiente après avoir passé 45 min avec elle.

Avec ma collègue on l’a retrouvé le visage souriant comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps.  Et donc ma petite dame elle repars avec sa fiche qui comprend les indications que j’ai mentionné plus haut, une fiche sur les choses qu’elles doit limiter au max, (car pour elle les choses doivent être claires pour savoir où il y a du gluten etc ) , elle va introduire les graines germées, les algues, remplacer le gluten par pommes de terres, et quinoa, riz  et sarrasin, on mise à fond sur les légumes.  Demain je lui rapporte à la pharmacie un germoir, pour qu’elle voit à quoi cela ressemble, et des idées de recettes de salades composées sans produits

 

2 réponses à “S’adapter à l’autre, et non vouloir convertir: exemple

  1. Frédéric

    29 avril 2013 at 1604 18

    Super, merci pour cet article, j’avais tendance ces derniers temps à vouloir convertir mon entourage, après la découverte de l’alimentation crue… C’est une erreur, dans un sens, même si ça part d’une bonne intention…

     
    • indiantigre

      30 avril 2013 at 808 30

      tu sais Frédéric au début on est très enthousiaste on veut tout partager, mais sauf que l’autre ce n’est pas nous, et il faut le laisser y venir de lui même
      même si cela part d’un bon sentiment l’autre peut se sentir agressé

       

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