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Dans un monde qui a peur et qui démissionne

15 Mai

Un article qui risque de ne pas plaire à tout le monde, mais vous commencez à me connaitre.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde où la peur a pris le dessus. Et cela dans presque tous les domaines. Les gens perdent confiance en eux, enferment de blessures en blessures au fond d’eux sans vouloir regarder la réalité en face. Enfin sans vouloir je dirais peut être plus sans pouvoir, de part tous les mécanismes de l’inconscient mis en place depuis de très longues années, tous ces mécanismes que l’on reproduit sans cesse, les considérant comme les plus normaux qu’ils soient.

Mais de toutes ces peurs c’est aussi une grande fuite en avant, la fuite de notre propre être. La fuite sous quelque forme qu’elle soit, la fuite pour se montrer fort, toujours plus fort, et ne pas accueillir les émotions en soi. Un monde de la peur permanente, de la démission totale face à soi même, on fait les choses pour faire plaisir, pour le paraitre, mais à côté de cela on démissionne totalement dès qu’il s’agit de regarder les choses en face en ce qui nous concerne.

Un monde de la peur qui est alimenté par le jugement permanent. Si on fait pas comme ceci ou comme cela ce n’est pas bien. Mais ce jugement permanent cette critique gratuite ce qu’il faut comprendre c’est que l’autre nous renvoie souvent notre propre miroir de tout ce qu’on ne veut pas accepter.

On enfouie tout à l’intérieur de nous illico presto, ni vue ni connu, en se disant ainsi personne ne va s’en rendre compte,mais sauf que ce sont des couches et des couches qui s’entassent. Or ce cumul de couches avec lequel en apparence tout va bien, mais bonjour les dégâts ensuite. Et c’est notamment ce cumul de couche qui entretient l’apparition des pathologies comme le cancer. Pathologie qui est en grande montée fulgurante. Et d’accord il y a tous les facteurs alimentaires, environnementaux etc. Mais on oublie trop souvent ce facteur important qu’est la peur. Cette peur permanente, ce stress de dingue dont une grande partie de la population est victime, alimente une chose en vous: votre terrain acide. Or ce terrain acide est le facteur qui permet le développement du cancer.  A côté du cancer c’est aussi toutes les pathologies à types de douleurs qui prennent place. Notamment ce fameux muscle poubelle comme le psoas, muscle qui par excellence cumule les émotions, mais aussi toutes les blessures du dos où le lien avec les émotions, et notamment les peurs ne sont pas du tout anodines.

Un monde qui démissionne en permanence, qui ne veut pas se prendre en charge, mais qui porte toutes les fautes sur autrui. Le rôle de la victime.  La projection des peurs et des blessures sur l’autre.  Des gens qui de plus en plus sombrent vers le bas, des gens qui vont mal, très mal. Dans une société où on nous a toujours dit qu’il fallait ne pas se montrer faible. La démission permanente, le négativisme à tout va. Le fait d’attendre quelque chose pour être heureux, de penser que le bonheur vient de l’extérieur. Le plus dur c’est le négativisme ambiant je crois. Et cela je le vois de façon quotidienne dans mon travail, car au delà de la simple approche pharmaceutique j’ai un immense rôle d’écoute et de soutien du patient.
Les gens se confient assez facilement, en tout cas pour ma part au boulot ça y va. Tu les sens partir et là tu ne peux plus les arrêter. Mes collègues me disent qu’ils doivent sentir les bonnes ondes d’écoute chez moi, et il y a des jours je vous assure ce n’est pas très simple.
Comme samedi dernier, une petite dame qui voit ma collègue, pour un problème de dépression, ma collègue a été un peu prise de court, et l’a orienté vers moi. J’ai donc pris la suite, donc pour faire un conseil adapté à la dame, je reprends et du coup je pose quelques questions générales pour m’orienter. (pour moi c’est juste impensable de prendre un patient comme ça à la va vite, et de lui dire vous prenez ça et ça, l’écoute reste primordiale de chez primordiale dans ma conception de mon métier), elle commence à me parler, et là elle commence à monter sur les larmes et le gros chagrin qu’elle contient. Bien sur je l’ai remarqué direct, donc je la prends dans le bureau, et là sanglot qui vient. Ouille. Sanglot autour d’un sujet encore très sensible, et qui a fait l’actualité et beaucoup de bruit dans les derniers mois, de tout ce qui est dit sur le sujet à faire culpabiliser les parents. Cette dame, moi ce jour là je lui ai dis « Madame, autorisez vous à pleurer, accueillez en vous tout cela, je vois que vous enfermez beaucoup en vous, autorisez vous à pleurer, ce n’est pas une faiblesse mais un immense cadeau que vous allez vous faire. Ne culpabilisez pas, vous n’avez pas à vous reprochez ce genre de chose, regarder le bonheur chez votre fils » Cette dame a vidé ses larmes, et m’a dit des choses assez profondes qu’elle enfouissait à l’intérieur de son être, les larmes sont sorties. Et à la fin, elle me fait « merci pour votre écoute, vos mots, merci pour vos précieux conseils, on sent que vous avez fait un beau travail sur vous, merci . Vos mots vont beaucoup m’aider car vos paroles sont si justes » Cette dame je n’ai fais que l’écouter et l’aider à déculpabiliser. Rien de plus.  Une dame qui était en proie à des peurs immenses.

Mais de toutes ces peurs, c’est aussi plus tard que cela se répercute. De toutes ces choses que vous enfouissez en vous et qui tôt ou tard arriveront sur le carreau. Et qui se retourneront contre vous.

Et contrairement à ce que l’on croie, il y a énormément d’homme qui enfouissent les choses, pour ne surtout pas être faible. Mais je ne vous explique pas les dégâts ensuite, et en particulier dans leur vie sentimentale.  Des hommes qui n’assument pas certaines choses, et qui fuit au moindre truc ou qui projettent sur l’autre les blessures. Des hommes qui acceptent de regarder leur blessures en face et de les accueillir, il n’y en a pas tant que cela, de plus en plus par contre.  En tout cas les hommes que je côtoie il y en a plus d’un qui sont sur ce chemin vers leur paix intérieure.  Mais des hommes qui fuient cela il y a en pas mal par contre. Des hommes qui veulent paraitre fort. Des mecs qui projettent sur les autres la condition de leur bonheur. (Et c’est aussi valable pour les femmes avec de fortes blessures enfouies.) Mais je crois que beaucoup plus d’hommes que de femmes démissionnent au final. Quand je vois tous ces pères qui n’assument pas leur place de père, il y a un mal aise quelque part. (Je ne suis pas là pour rentrer dans les mecs et loin de là, car j’ai beaucoup de respect pour eux, et j’en côtoie plus d’un dans mes amis)  Pour ma part je connais très bien les dégâts que peuvent faire les blessures enfouies d’un homme. Après chaque chose est différente oui cela j’en suis bien consciente , et ce que j’ai connu n’est qu’un exemple de la manifestation de ce mal être. Dans la relation avec mon ex, j’ai été le défouloir de toutes ces choses enfouies en lui, de toutes cette peur immense de la vie manifestées sous une forme de violence psychique. C’est loin d’être évident. Mais cela je devais le vivre, et j’étais dans une période où je n’avais pas encore assez confiance en moi et j’acceptais ce que je n’accepterai pas aujourd’hui. C’est quelque chose que je devais vivre pour évoluer, et qui d’un côté m’a apporté certaines belles choses. Et pour la prise de confiance en moi sur le droit à être aimer, de ne plus croire que je ne méritais pas les choses,  là je dis merci petit frère. Mais aujourd’hui ce que je sais c’est que si j’ai face à moi un homme comme ça, moi je prends mes clics et mes claques en moins de deux, car depuis j’ai beaucoup évolué et j’ai surtout gagné énormément de confiance en moi. Chaque épreuve de la vie étant en quelque sorte un cadeau vers la lumière qui en suit.  (Et les lumières brillent bien fort en moi à ce jour )

Moi avant et moi aujourd’hui ce n’est juste pas le même monde.  Donc oui on peut évoluer, croyez en vous et n’ayez pas peur d’entrer dans le tunnel même si vous ne savez pas ce que vous y trouverez au bout.

De cette peur qui paralyse, de cette peur qui tenaille. osez accueillir en vous la peur, vous libérez, même si cela est dur. Je sais très bien que ce n’est pas simple (je sais trop d’où je viens ) mais j’ai envie de vous dire soyez patient, arrêtez de vouloir changer le monde en deux temps trois mouvement.

Acceptez d’accueillir tout cela en vous, et ne soyez plus dans la peur. Mais oui bien sur tout cela se fait avec douceur et avec patience envers vous même. De toute ces peurs que vous allez accueillir, que vous allez pouvoir regarder avec votre cœur, et caressez avec votre amour, vous allez voir comme tout est bien plus simple au final. Ne démissionnez pas, prenez le temps d’accueillir. Tout est possible. J’ai été une personne bouffée par des peurs diverses et variées, zéro confiance en moi. je sais que cela n’est pas évident de prime abord, et que cela demande du temps. Mais c’est un très beau chemin, même si on ne connait pas ce que l’on va trouver au bout.

Acceptez de mettre les choses à plat, c’est loin d’être évident je sais, mais essayez de faire les choses en premier lieu pour vous. Et tout ce que vous allez faire pour vous va ensuite rayonner et vous allez attirer à vous des gens positifs. Croyez moi. Je souhaite vous invitez à accueillir en vous la lumière, de regardez avec votre cœur vos blessures, pour les accueillir et qu’elles ne soient plus douloureuses. Mais ne prenez pas le chemin de la fuite éternelle, et surtout ne démissionnez pas à la première difficultés.

 

 

9 réponses à “Dans un monde qui a peur et qui démissionne

  1. Frédéric

    16 mai 2013 at 909 44

    Bel article… Merci

     
  2. Myriam Jouglet

    16 mai 2013 at 1806 53

    Sabrina, peux-tu voir si notre page facebook au nom de  : Myriam-Serge Jouglet est toujours disponible, on a un gros souci, on n’a plus du tout accès à notre compte, et du coup, à aucun groupe Bises Myriam 

    >________________________________

     
  3. Alexandra

    17 mai 2013 at 1010 18

    Très bel article qui me parle à 200%, je suis sur la voie du changement depuis quelques mois, j’ai 20ans et ça fait plusieurs années que je suis mal dans ma peau sans arriver à comprendre d’où vient ce mal être qui me bouffe de l’intérieur depuis tellement de temps, cet article résonne en moi et je sens que le chemin est encore long mais j’y suis et je suis plus heureuse que jamais aujourd’hui

     
    • indiantigre

      19 mai 2013 at 1402 02

      comme toi à 20 ans je ne me sentais pas à ma place dans ce monde et j’ai pris ma vie en main pour être celle que je suis aujourd’hui et sortir des sentiers battues.
      Crois en toi et ose t’affirmer

       
  4. Yvan

    19 mai 2013 at 909 40

    Coucou Sabrina ! Petit passage sur FB et du coup, retombe rapidement sur ton blog ! 😉 Superbe article, très instructif ! Bravo … merci ! Bise, bientôt enfin en Vendée !…

     

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