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Alimentation vivante, protéines et sport.

09 Août

Voici une thématique qui revient très souvent. La peur de la carence en protéine et encore plus dans le milieu sportif est assez présente.

J’avais écrit un article sur les carences Ici et ici, que je vous invite à relire. La protéine et la peur de sa carence notamment est une notion véhiculée par la société face à une alimentation végétalienne et à raison de plus frugivore. Mais cette notion est totalement injustifiée c’est ce que nous allons voir à travers cet article. Sachez cependant que les programmes de nutrition sont financés par l’industrie du lait et par l’industrie de la viande, donc il y a déjà un biais de base.

Si vous n’avez pas lu le Rapport Campbell c’est un livre que je vous invite à découvrir.

 

51AHQUMdDAL._

Ce livre met largement en avant que les recommandations en matière d’apports protéiques sont bien trop élevés et que cela n’est pas sans conséquences. Prenons des chiffres dans les tables de nutrition on va vous dire 1g à 1.5 g par kg de poids corporel voire de monter à 2g pour des activités physiques. Les recommandations de l’OMS ne sont elles que de 0.5 à 0.8g par kg. C’est aussi ce que met en avant ce rapport.

On nous parle de protéines en long et en large. Mais c’est là un abus de langage. Car le corps n’a pas besoin de protéines mais d’acides aminés.  Biochimiquement une protéine est un assemblage d’acides aminés formant une chaîne plus ou moins longue. Par conséquent plus la chaîne va être longue et plus votre corps va avoir un travail à fournir derrière pour casser toute cette chaîne et libérer les fameux acides aminés. Or qui dit travail de digestion des protéines dit métabolisme très sollicité, on acidifie le corps en pensant bien faire, et on tape dans les reins.  Pourquoi les reins car tous les aliments concentrés en protéines sont riches en purines. Les purines sont dégradées au niveau rénal en acide urique. Vous voyez donc le lien direct entre protéines, rein et acidose.

Cette notion de purines s’applique autant pour les protéines animales que pour les végétaux en purines à savoir les légumineuses. Compenser la viande par des légumineuses comme c’est très fréquemment le cas n’est donc pas forcément un choix judicieux.  En terme de produit animal  les œufs semblent être les moins concentrés en purine. Attention inutile d’allez vous jeter sur les œufs. Petit rappel également par protéines animales il faut inclure viande rouge mais aussi blanche mais aussi le poisson. Mammifères, volailles, poisson et fruits de mer appartiennent tous au monde animal et donc souffrance animale aussi derrière tout cela. A la consommation de ce type de produits vous absorbez les vibrations énergétiques de l’animal, et ces vibrations sont associées à la mort de l’animal et donc une grosse décharge d’adrénaline, de cortisol d’où ce côté excitant. Si bien que quand vous arrêtez les produits animaux votre fatigue de départ n’est pas dus à leur manque, mais plutôt au fait que vous n’êtes plus dans un état d’excitation et de stimulation, mais que vous vous retrouvez face à votre fatigue réelle. C’était un aparté et je ne vais pas développer cet aspect aujourd’hui.

Revenons à nos bananes.

Un constat de base c’est que l’on trouve des acides aminés partout et en premier lieu dans les fruits et les légumes, avec un gros avantage c’est que ces derniers sont directement assimilables par le corps et ne nécessitent pas de travail de métabolisme profond. On évite donc de solliciter le digestif, les enzymes et les reins pour rien. On nous a mis dans le cerveau que protéines = produits animaux ou légumineuses. Mais c’est totalement faux.

Prenons un exemple de base, l’éléphant ou encore le gorille comment croyez-vous qu’ils ont construit leur corps? Ce sont des frugivores.

Le mythe de la carence en protéines est très ancré et il est vrai que c’est très difficile de s’en détacher car cela éveille des peurs. Mais essayons de revenir à la physiologie du corps humain pour comprendre que cette peur est infondée.

Oui c’est sûr avec un apport de fruits et légumes vous n’allez pas construire des muscles à la body builders en deux temps trois mouvements, vous allez construire du muscle plus progressivement et plus harmonieusement. (l’un n’empêche pas l’autre il y a des body builders frugivores)

Pour ma part il est vrai que je ne suis pas très favorable à l’apport de légumineuses car ce sont des produits qui nécessitent une cuisson importante pour être plus ou moins digestes c’est donc que quelque chose n’est pas logique. Si un apport plus important doit être fait je préfère me tourner vers des graines germées d’alfalfa , du quinoa (qui peut se manger cru au passage et qui n’est pas une céréale mais une chénopodiacée, même famille que les épinards) , des graines de chanvre, voire de la spiruline. Pensez également aux smoothies verts qui non seulement vont alcaliniser mais apporter des acides aminés en masse directement assimilables grâce aux épinards par exemple ou encore au kale.

Je vous invite à regarder ce témoignage sportif.

Je me base aussi sur mon expérience, avec une alimentation végétalienne classique de longues heures de sport il m’a été impossible de décoller en muscle au contraire je pouvais avoir tendance à perdre dès lors que j’étais un peu fatiguée, stressée etc . En 6 ans je n’ai pas été capable de prendre un gramme. Je désespérais vraiment, je n’avais plus aucun espoir de retrouver ma masse musculaire d’avant mon anorexie, j’avais bon bouffer, faire du sport, faire de la muscu rien n’y faisait.

Je suis devenue frugivore en 2009 et en quelques mois j’ai pris beaucoup de masse musculaire. Ma puissance dans les jambes s’est redeveloppée comme ça en très peu de mois sans avoir rien changé à mes entraînements juste le fait d’être devenue frugivore, et d’avoir alcaliniser à max mon corps. Dans les bassins les maîtres-nageurs que je côtoyais mais aussi les nageurs ont été assez impressionnés de voir cette évolution.  Et je continue à gagner en masse musculaire de jour en jour. (avec un corps qui se rééquilibre en parallèle ) . Je suis frugivore depuis  2009 sans consommation de compléments alimentaires. Mes compléments sont directement à la source. Je n’ai besoin de rien de plus .

Tant que votre corps sera en acidose votre masse musculaire va se construire plus difficilement et avec blessure à la clé. Oui on en revient toujours et encore à cette notion d’équilibre acido basique sur laquelle je reviens en permanence car elle est la BASE de tout.

Les effets je les constate aussi sur mes proches.

Donc non l’alimentation vivante et le sport ne sont nullement incompatibles. Non vous n’avez pas besoin de beaucoup d’apports de protéines concentrées pour faire du sport, vous avez besoin d’acides aminés directement assimilables par votre organisme là est toute la différence.

Soyez confiants dans les mécanismes du corps, expérimentez par vous-mêmes en essayant de lâcher les barrières du mental.  Je vous souhaite à tous un très beau chemin et beaucoup de plaisir dans votre pratique sportive loin de la peur de la carence.

 
2 Commentaires

Publié par le 9 août 2013 dans Hygiènisme, Sport

 

2 réponses à “Alimentation vivante, protéines et sport.

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