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Avoir des convictions et notre regard face à la vie professionnelle

22 Août

L’article qui va suivre ne va pas plaire à tout le monde et je sais que je risque de me mettre des gens à dos en l’écrivant.

Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi, là je ne partage qu’un point de vue et en aucun cas je ne pointe du doigt une catégorie de personne ou une autre.

Dès lors que l’on a des convictions un peu fortes dans les domaines alternatifs, on peut vite être amené à remettre en question notre rapport au monde professionnel.  De savoir si on veut vraiment continuer à faire ce que l’on fait depuis plusieurs années, se reconvertir vers quelque chose qui nous convient mieux . Ce sont des réflexions qui sont tout à fait justifiées.

On est arrivé dans une société qui nous déconnecte totalement de notre vraie nature. On en vient à se « tuer » (dans son sens second ) au travail, à toujours vouloir faire plus, bosser à ne plus compter pour gagner un peu sa vie. Ce ne sont pas des conditions qui nous permettent de renouer avec notre vraie nature humaine. Cela je suis totalement d’accord. La vie ce n’est pas le travail.  Et il est urgent d’arrêter ce système qui nous assomme à petit feu pour un autre regard face au travail.

Cependant là où le bas blesse et où je risque d’allumer les foudres, c’est que faire? J’entends très souvent, et de plus en plus, qu’il faut absolument arrêter de travailler car ce n’est pas notre condition. Ok sur le fond mais pas sur la forme. Là où je ne partage pas l’avis de ces personnes c’est quand on me dit qu’il y a le RSA et autre  qui permettent de vivre autrement, que ce sont des choix de ne plus cautionner le système et tout.  (je parle là quand on choisit de ne plus travailler attention )

Mais si on retourne la question, le RSA et autre qui est ce qui finance cela? Ce sont les travailleurs. Donc ok mais par cette logique je suis désolée mais vous cautionnez indirectement le système du travail à toujours donner plus. Car tous ces sous il faut bien les trouver quelque part et ce sont les autres qui doivent bosser pour vous. Alors oui je ne connais probablement pas toutes les  mailles du système et loin de là, mais là pour moi ce n’est pas logique.

Car oui tout cela est bien possible parce qu’on a des aides en France.  Mais est ce la solution? Aller d’hôtes en hôtes pour ne pas avoir un toît à payer, et compter « sur la chaleur et l’échange humain  » oui ok mais il y a des limites à ce système et on ne peut pas demander aux autres de nous supportez en permanence. c’est trop facile, il faut aussi voler des ailes, de ses propres ailes.

Allez voir ailleurs et vous verrez que sans ces aides cela ne se passe pas du tout comme ça. Je prends un exemple. J’ai mon frère qui fait beaucoup d’athlétisme et qui a un bon niveau. Il est partie s’entrainer dans les montagnes marocaines plusieurs fois. Donc bien loin de ce que les agences de voyages vous vendent. Il est rentré et là il m’a fait « Tu sais Sab je pense qu’une bonne partie des Français devrait aller vivre au contact de la vie, la vraie, et se rendre compte que la vie ce n’est pas toutes les aides qu’ils ont en France, au Maroc si tu n’as pas de fric et ben tu te démerdes.  Et tu te bas dans la vie. Franchement ça m’énerve ce système en France »

Mon frère et moi on a eu plus d’une fois des discussions sur le sujet, et on se comprend énormément sur la chose, même si dans la vie générale nous avons des convictions assez opposées. Mais pour autant il y a des points que l’on partage énormément.

Oui c’est bien pratique les aides, mais ce système ne va pas tenir longtemps et quand tout cela s’écroulera…
Car tout cela se sont des choses qui vous sont offertes gracieusement, face auxquelles il n’y a rien à rendre.

Après si cela vous convient et que vous êtes en paix avec cela il n’y a pas de problème, mais je pense qu’il faut aussi retourner la question. Qui finance cela.?

Là je ne parle pas du tout de travailler pour gagner plus d’argent etc. Non là n’est pas le propos du sujet.  Je ne suis pas quelqu’un de matérialiste donc ce n’est certainement pas moi qui irait vous dire de toujours chercher à gagner plus.

Mais malgré nos convictions aussi fortes soient -elles il ne faut pas non plus oublier la réalité matérielle.

Non ce n’est pas parce que j’ai fais des études longues que je suis une personne qui en avait les moyens. Je suis dans un milieu où il y a beaucoup de fils et filles à papa/ maman, pour qui bosser n’est pas une nécessité. Pendant plus de 7 ans j’en ai côtoyé un grand nombre de gens sur les bancs de ma promo pour qui papa et maman paient le loyer, pour qui l’été c’est bien parce que c’est deux mois de vacances, des enfants de médecins, des enfants de pharmaciens,  des gens avec une très bonne situation financière. C’est là la quasi totalité des étudiants de pharma.

Mes études si j’ai pu les faire ce n’est certainement pas mes parents qui me les ont payé. Je n’ai pas de honte à dire que je suis fille d’ouvriers, et que pour payer mes études oui j’ai du passer par un prêt étudiant , que depuis le début j’ai du bosser en parallèle de mes études pour pouvoir payer mon loyer et penser à rembourser mon prêt. Car oui les différés c’est bien pratique, mais quand tu as 7 ans d’études et que les différés c’est 5 ans tu ne vas pas croiser les bras. Donc il faut assurer derrière. Pour autant je n’ai pas plus de mérite que quiconque, c’était un parcours différent certes mais qui au moins m’a apporté énormément d’enseignements.

Vous savez devenir titulaire ça ne m’intéresse pas du tout. Ma vie ce n’est pas le travail même si je suis une bosseuse j’ai une vie à côté. Je continuerais à travailler ça oui, car peut être est ce mon éducation qui veut ça. Dans la mesure où on a toujours été éduqué que pour avoir quelque chose il fallait se battre, et que les galères ont les a connu. Je suis petite fille d’agriculteurs des deux côtés, et avec ma grand mère on a beaucoup discuté elle et moi  car ce caractère de battante que j’ai lui faisait beaucoup penser à son parcours et les épreuves qu’elle a enduré.

Aujourd’hui si je veux oui j’ai possibilité de gagner mieux ma vie, mais cela ne m’intéresse pas. Par le travail j’ai pu aussi trouver le juste équilibre, à y faire ce qui me permet de vivre, d’aimer mon travail et de vivre à côté.

Donc non malgré mes convictions très fortes dans de nombreux domaines alternatifs je ne suis pas prête à me dire je plaque tout et je vais vivre des minimas sociaux.  Car derrière tout cela il y a cette notion « d’assistance  » qui ne me convient pas enfin peut être que j’ai tord et que je suis trop bornée sur la question, mais ça c’est vrai que c’est quelque chose avec laquelle j’ai (encore)  du mal . Oui ok cela permet de trouver un autre équilibre mais je pense qu’il faut regarder la question sous différent angles pour voir que ce n’est pas clair comme l’eau de roche au final; Mais après là n’est que mon avis,et je respecte énormément toutes les personnes qui peuvent se permettre de fonctionner ainsi sans arrières pensées.  Pour autant je suis plus que favorable au revenu de base inconditionnel , et ça oui pur moi c’est une piste à explorer qui peut être porteuse

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12 Commentaires

Publié par le 22 août 2013 dans Engagement, Vie professionnelle

 

12 réponses à “Avoir des convictions et notre regard face à la vie professionnelle

  1. univerzoro

    22 août 2013 at 1705 58

    c’est une question peu évidente, la condition de percevoir les « minima sociaux » premièrement est de chercher du travail, légalement, ou contractuellement si on préfère. de fait le minima ne fait pas déconnecter à ce jour de l’obligation du travail. la personne ne s’en affranchit pas, et si il le perçoit, il faut qu’il gagne aussi un autre revenu d’activité, si le système fonctionne comme prévu.
    au delà de cet aspect, il faut resituer chaque situation dans son lieu et son contexte. suivre une méthode d’analyse de la situation, une « méthode de recherche ».
    le travail finance t il les revenus sociaux ? dans les esprits oui, en réalité je ne crois pas. d’où provient cet argent ? en général du capital, oui aussi des impots et prélèvements, mais est ce là son essentiel financement ? à voir …
    des penseurs de l’écologie nous ont aussi amené à voir un monde possible et différent (pour ceux que je connais andré Gorz, Ivan illich,) que dit cette pensée ? qu’un revenu de base est possible, ce qui n’entrainera pas la fin du travail humain. là on bascule dans l’économie, ce n’est pas ma spécialité, mais il y a d’autres voies en dehors de ce que veut « le système ».
    le système français fonctionne sur la solidarité et la majorité de ce qui est versé à ceux qui touchent ces revenu retourne à l’état ou à l’économie mondiale, ce qui fait tourner la planète économique et « sociale ».
    c’est donc, ce serait donc une question de « morale » ou « d’éthique », ou choix individuel et matériel. quoique vivre réellement avec un minima social, il faut plusieurs conditions réunies, sinon c’est la marge puis l’exclusion.
    bref, je cros que la question est complexe et compliquée, en + ! 🙂
    mais elle mérite d’être soulevée et de se demander quels sont nos choix possibles. tout comme travailler pour le smic et ne pas s’investir dans son travail, ou enchainer que des petits boulots, ou s’enchainer à un travail, une vie sociale dans la norme avec famille, enfants, maisons à crédit, 2 voitures, 1 piscine, 1 chalet, etc … puis un jour se réveiller et se demander pourquoi on le fait … le contraire est aussi possible, pourquoi on ne le fait pas ? ou pourquoi on veut « vivre » du minima sociaux, si jamais il y a des gens « normaux » qui y réussisse …
    ce qu’achète les minima sociaux, un système de paix sociale, de solidarité , mais de toute façon les grandes entreprises ont depuis longtemps entamé la guerre contre le système de solidarité, mais on peut voir ce que cela donne dans les autres pays et même les mieux industrialisés, les violences, les trafics, les maladies, les extrémismes, suicides, l’esclavage par le crédit, etc… (trop vaste comme sujet) . après un cas intéressant serait d’analyser ce qui se passe en Grèce et comment fonctionne la solidarité dans un système européen.
    donc oui, la question est à soulever mais son analyse demande à étendre les investigations …
    n’étant pas spécialement militant de la question, il faudrait voir à partir de quoi, penser cette problématique et ce que les économistes, penseurs, politiques, de tout poils et de tout bord proposent comme modèles … sinon on peut tomber dans le discours d’opinion, ce qui est un bon départ mais … ça ne construit pas des modes de vies possibles, même si ailleurs on vit autrement, ce n’est pas spécialement « transposable » (géographie, tradition, moeurs, société, commerce, économie, ressources, famille, etc…) et puis il y a l’adaptation et l’évolution par rapport à une situation aussi, comme je dis, il suffit de se tourner vers la grèce et voir ce qui s’y passe, ou les états-unis, ou l’allemagne, l’angleterre, mais pas en se fiant aux journaux de 20h, of course 🙂
    cordialement,

     
    • indiantigre

      22 août 2013 at 1806 09

      je suis bien d’accord avec toi. Et je suis d’ailleurs entièrement pour le revenu de base, et adhère bcp aux propos d’Ivan ILLICH

      Cette question mérite d’être étudier. Les impôts, oui mais où sont prélevés les impôts, chez les travailleurs?

      en théorie oui les minimas sociaux fonctionne ainsi mais en pratique c’est souvent loin d^’etre le cas, à savoir la recherche de travail n’est pas d’actualité pour les personnes qui ont fait le choix volontairement de se tourner vers ces minimas sociaux

      l’idée n’est nullement de se conformer à une vie sociale dans la norme, et au contraire il est grand temps d’arrêter le paraitre et de renouer avec nos vrais valeurs.

      Le fonctionnement de la France a la base est la solidarité, mais crois tu que cela est toujours vrai de nos jours? J’ai du mal à y croire. A la base oui les minimas sociaux sont censés acheté un système de paix sociale, mais à la base uniquement car on est loin aujourd’hui.

       
      • Monique

        21 septembre 2015 at 1111 08

        BRAVO pour votre article !

         
  2. arbroiz

    24 août 2013 at 1503 24

    Les Voi(x)es de la Vie sont impenetrables…
    pourquoi ne pas voir que Tout se deroule parfaitement, il y a des gens qui travaillent et gagnent de l’argent ,il y en a qui font du benevolat ,d’autres qui ne bossent pas avec le rsa d’autres qui font la manche d’autres qui ne demandent rien et mangent des orties dormant dans une grotte!!!(haha Milarepa!!!)etcetc….chacun fait ce qu’il veut/peut et tout est bien….
    Crois-tu que certaines pieces d’un puzzle soient inutiles?
    Penses-tu que les gens au rsa n’ont pas un rôle a jouer aussi important que le tient dans la Vie?

     
    • indiantigre

      24 août 2013 at 1705 57

      Crois tu réellement que tout se déroule parfaitement justement ? Je n’en suis pas si certaine. Quand ai je dis que ces personnes n’avaient rien à jouer ? La n’est pas du tout le sens du propos ici et j’ai d’ailleurs bien dit que j’avais bcp de respect pour ces personnes qui pouvaient quitter tout comme ca la conscience tranquille ce que je dénonce la c’est le système pas les gens qui

       
  3. Yog La Vie

    26 août 2013 at 1111 32

    Pourquoi mettre l’accent sur les gens au RSA alors qu’on ne parle pas du tout des banquiers, des multinationales, des actionnaires….? Ce sont ces gens là qui ont provoqué ce qui existe aujourd’hui.

    Le travail devrait être normalement considéré comme un service d’échanges.
    Ce que veulent la plupart des gens à travers le travail, c’est d’avoir un revenu et d’être reconnu….car s’ils avaient autant la « valeur » du travail, on verrait beaucoup plus de bénévoles dans les assos.

    J’ai travaillé à accompagner les gens sur le chemin de l’emploi. C’est comme le jeu des chaises musicales: Emploi précaire, puis minimas, puis proposition de formation – souvent bouchée, et retour à la case départ. Le système tel qu’il est (sournoisement) fait décourage beaucoup les bonnes volontés.

    Merci pour tes points de vue. Bonne journée!

     
    • indiantigre

      26 août 2013 at 1111 37

      Le système est a remettre en question ca je l’ai bien mentionné cet article vise le point des gens qui décident de quitter le travail pour gagner le rsa car travailler n’est pas sain selon eux. En aucuns cas je ne vise les personnes dans le besoin et au contraire il m’arrive fréquemment de discuter avec les SDF. Ka je parle quand on fait le choix de tout plaquer en comptant sur les aides car pas le travail c’est pas la santé

      Je suis totalement d’accord avec toi que tout le système est a revoir

       
  4. Pam Quin

    27 août 2013 at 707 28

    Certaines personnes sont malheureusement malhonnêtes et profitent du système, mais c’est l’arbre qui cache la forêt de tous ceux qui veulent une société plus propre et plus juste, qui refusent de travailler pour surconsommer des biens inutiles, polluants, dangereux pour notre santé, qui refusent de perdre leur vivre à la gagner. Bien sûr, quand on cherche en vain du travail et que les factures s’accumulent on doit accepter n’importe quoi mais on a tous tendance ensuite à s’engluer dans nos petites habitudes, on rentre épuisés d’un boulot pas forcément très enrichissant et on se colle dent la télé avec un plat tout préparé passé au micro-ondes… Mais on peut réagir, refuser la norme établie qui nous est subrepticement imposée par la société.
    Quand on décide de sortir de ce système, de consommer moins, acheter d’occasion, réduire ses besoins à l’essentiel, cuisiner soi-même, coudre, bricoler, quel bonheur de voir les progrès qu’on réalise ainsi et qui nous permettent de vivre plus en conformité avec nos idées, avec la préservation de la planète (pas pour faire bien ou écolo, mais pour donner à tous un meilleur environnement) et surtout ça permet de faire des économies donc de moins travailler.
    Le système ne sera pas remis en question par un coup de baguette magique, c’est les petites pierres que nous sommes les uns et les autres qui finiront par construire un monde meilleur pour nos enfants.
    J’ai une retraite minable, chaque année je diminue mes besoins et ma consommation, et chaque année je suis plus heureuse plus sereine, j’ai diminué de moitié ma consommation d’eau en installant des toilettes sèches par exemple, internet me sert à fabriquer des peintures bio pour quelques euros, un four solaire avec un bout de carton et un peu de papier d’alu (et ça marche!) je m’enrichis chaque jour et je cautionne de moins en moins ce qui ne me plait pas, sans pour autant laisser à d’autres ce que je refuse. Je n’enlève rien à personne. Je n’oblige personne à accepter des boulots dégradants en refusant de consommer ce qui génère ces emplois pourris.
    Et je suis d’accord avec yog’lavie : une poignée de gens gagne en un mois ce que la société dépense en RSA pour toute la vie de milliers d’autres gens, nos impôts, nos cotisations sociales servent à entretenir les routes, les écoles, les hôpitaux. L’injustice est partout mais nous pouvons décider de ne voir que le bon côté des choses, vivre proprement et partager nos idées et nos connaissances, vivre autrement pour montrer que c’est possible, qu’il n’y a de limites à notre évolution que celles que nous y mettons nous-mêmes.
    Passez une belle journée, Pam.

     
    • indiantigre

      27 août 2013 at 1010 59

      a quel moment j’ai parlé d’accepter des boulots misérables? pas du tout dans cet article.
      là le propos était les gens qui disent je plaque tout le travail ce n’est pas la santé,

      je suis tout à fait d’accord avec toi
      je fais partie des gens qui font tout maison, y compris pendant ma vie d’étudiant, je suis passée pour une extraterrestre avec mes amis à la fac, je n’ai pas de voiture je fais tout à pied et en vélo, je pratique un peu le freeganisme , chaque jour je m’enrichis non pas d’argent mais des gens que je rencontre, je fais du bénévolat, je fais tout tout maison malgré des journées très chargées, mes cours à bosser, je suis dans la simplicité volontaire,

      les galères je les ai connu, et l’argent est loj nd’être tombé du ciel, ce qui ne m’a pas empêcher de donner énormément de ma personne, et là est pour moi la vraie richesse
      la richesse n’est pas matérielle

      je n’ai jamais dit qu’on devait se mettre dans le moule, mais au contraire nous devons évoluer, et je suis bien la dernière à vouloir me mettre dans un moule,
      mon article ici est construit sur le fait d’observation à savoir autour de moi énormément de personne se disant écolo me disant tout plaquer et vivre un jour chez l’un un jour chez l’autre que tu coup ils n’ont rien à payer, mais ça va 5 min les gens ne peuvent pas toujours vous héberger à titre de la chaleur amicale car ils ont aussi leur vie. Voilà pourtant des choses que j’entends fréquemment

      merci à vous pour vos commentaires, je me rends compte que mon post n’est pas forcément compris dans le sens que je voulais lui donner mais il n’est là baser que sur des réflexions que j’entends autour de moi de nombreuses personnes qui se disent écolo

       
  5. coco

    31 août 2013 at 1604 29

    Sérieux y’a vraiment des gens qui pensent que se mettre au RSA est un mode de vie alternatif ?? Ils aiment que des gens bossent pour eux ? ça fait esclavage. Ca ma rappelle un de mes ex qui bossaient pas, on était au resto quand j’ai su qu’il était au RSA (je pensais qu’il touchait rien vu qu’il ne cherche pas du tout d’emploi), ça m’avait refroidi et je me suis dit qu’il allait me payer le resto avec son euh mon argent (celui que je donne aux impots)
    Enfin bref hallucinant, heureusement que tout le monde ne fait pas cela mdr !!

     
  6. Amandine

    27 avril 2014 at 1604 28

    Je suis aussi pour le revenu de base. Moi j’aimerais pouvoir fabriquer ma yourte et la poser sur un coin de terrain tranquille, planter des arbres, cultiver des trucs à manger et vivre de manière le plus autonome possible en accord avec mes convictions. Voir vivre en communauté, on est toujours plus forts à plusieurs. Sauf qu’en pratique, c’est interdit. Il faut payer très cher un terrain et même en tant que proprio on ne peut pas forcément le faire parce que c’est un mode de vie qui dérange. Et dans le même temps, on laisse se développer les business polluants, les exploitations d’hommes, d’animaux, de la nature… Nous laisse-t-on vraiment le choix ? Il faut payer très cher pour un bout de terrain, mais on devrait nous dédommager pour toutes ces pollutions qu’on nous fait subir, ce dès la naissance. Ou du moins, « simplement » nous laisser libre de vivre comme on l’entend, dans le respect du vivant. Car franchement, on est un peu pris en otage là, c’est marche (plutôt cravache) ou crève. De quel droit certains (les plus puissants) s’approprient les vraies richesse (terre, eau…), polluent plus que tous notre air ? Par quelle loi divine ? Ok, supprimer toutes les aides mais en même temps, laisser vivre ceux qui souhaitent simplement vivre et vivre simplement. Je crois que beaucoup de gens aspirent à être plus autonomes, à pouvoir vivre dignement, qui ne veulent ni bosser comme des robots sans éthique (bien sûr on peut trouver un boulot en accord avec nos valeurs…) ni dépendre du rsa… Il y a sûrement d’autres voies à explorer…

     
  7. Anne Onyme

    14 août 2015 at 1402 11

    Bonjour,

    Je découvre avec plaisir ton site depuis à peine quelques minutes et je me suis arrêtée sur ce post très intéressant car il est à la frontière entre les moutons et les alternos.
    Je travaille dans le social, tout en ayant des intérêts et des contacts parmi les militants, ce qui me permet d’avoir un certain recul sur la question du RSA.
    Je partage totalement ta vision globale selon laquelle on ne peut pas considérer qu’on agit contre le système en vivant du RSA, mais ça manque de précisions.

    Je connais bien 3 types de bénéficiaires du RSA :
    – l’accidenté, temporairement au RSA, qui travaille à son avenir dans le moule et parfois baisse un peu les bras
    – le banal et tant décrié « parasite », sans conscience politique
    Le cas typique c’est l’enfant de RMIstes, il vit chez ses parents ou en HLM, fait parfois des ptits jobs au noir, un peu de trafic, et passe la journée à picoler devant la téloche. Il est nécessaire au système, c’est le mouton noir très efficace pour monter les exploités les uns contres les autres. Dans ce cadre il est aussi productif que les autres. C’est un peu le Néo de Matrix 3, le créateur du sentiment de liberté dans le cadre, il est nécessaire à la pérennité du système.
    – le militant ou l’alternos
    J’en distingue 2 types :
    . le plus courant, le décroissant qui t’explique qu’il préfère ne pas nuire et qui apporte énormément à la société par son mode de vie et surtout ce qu’il en fait connaître. Cette notion, « ne pas nuire », est extrèmement intéressante, mais effectivement en vivant de ressources créées par les travailleurs du système on s’en détache.
    . le rarissime en développement, l’alternos réel en projet

    On ne peut pas exploser un système bien fait sans faire des victimes innocentes. La forme révolutionnaire devient forcément violente dans un système violent, et le nôtre l’est bien plus qu’il n’y parait.
    En revanche on peut proposer un système autre, à côté, et le faire vivre comme une alternative qui finira par prendre le dessus. Ce n’est pas facile, car le libéralisme économique mondialisé est plein de ressources et très efficace. Il sait faire croire qu’on est libre tout en faisant croire qu’aucune alternative n’est réaliste. Il sait faire passer l’argent pour un besoin humain et faire oublier que tous nos besoins réels dépendent de la terre. Il sait faire oublier qui sont les vrais oppresseurs, et masquer les preuves de l’oppression.

    L’alternos réel, qui doit au départ utiliser les armes du systèmes comme le RSA ou la succession, c’est celui qui sait réellement se passer de toute ressource classique pour montrer concrètement qu’on peut faire autrement. Il est forcément marginal. Il est généralement discret car le système oppressif menace de l’expulser de sa yourte, le mettre en prison ou autre s’il ose parler de ses pratiques « sectaires » etc.
    Il reste obligé en France de payer des impôts fonciers au minimum s’il ne vit pas chez d’autres, des impôts sur le revenu s’il donne un coup de main en échange d’un logement etc.

    J’ai lu des articles sur le revenu de base et comment il serait aussi rentable pour les ultra riches. C’est pour ça qu’il sera peut-être mis en place un jour, mais sans rien changer au but premier : contrôler la vie de la majorité pour qu’une minorité accapare toute la richesse du monde.

    Le seul moyen pour ne pas du tout contribuer au système en France (par les impôts, la TVA ou autres) c’est d’être SDF et pourtant autosuffisant… Mission quasi impossible. Mais des communautés existent où l’on a réussi à avoir une terre et où l’on peut ne vivre quasiment que de sa production commune. Je crois que c’est le but à atteindre. Se réapproprier peu à peu nos terres et le savoir qui permet d’en vivre.

    Un bel exemple d’alternos qui a réussi : https://www.youtube.com/watch?v=dkQp89S0KsE
    https://www.facebook.com/groups/vivreautrementsimplement/

    Belle journée à tous!

    Anne Onyme

     

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