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Etre juge d’autrui : critique, mépris, etc, de quels droits prenons nous ce droit ?

19 Oct

De nos jours la critique a la vie facile.  On se permet de critiquer autrui que cela soit par jalousie, par mesquinerie, voir par méchanceté et cela sans parfois même sans rendre compte.

Nous avons tous souvenirs d’un de nos camarades ou nous-mêmes, qui dans la cours d’école se faisait plus ou moins humilier, parce qu’ils étaient soient trop gros, soient trop petits, trop ceci, pas assez de cela.

Des humiliations que nous avons ensuite pu voir ou même subir adolescent.

On apprend aux enfants quand ils sont petits à ne pas se moquer des autres, à se respecter entre eux.

Mais une fois entré dans la vie adulte on se permet de critiquer sans commune mesure. On se moque d’autrui parce qu’il est trop petit, trop gros, trop maigre, parce qu’il a le visage rempli de boutons etc., trop ceci trop cela et  pour x raisons. On devient méprisant, mesquin.

On s’arrête sur des détails physique de l’être et on juge, critique, avant de s’intéresser à la personne.

C’est quelque chose que je peux observer au quotidien dans mon métier et de façon générale. Quand je vois comment on juge d’un  premier regard une personne sans même connaitre son histoire de vie, ses pathologies, etc.

Ne pensez vous pas une seule seconde qu’une personne en surpoids par exemple peut l’être pour des raisons hormonales, et autres, et nullement par négligence de son corps ?

Une personne peut présenter des troubles de la thyroïde ou simplement une faiblesse de cet organe et par conséquent présenter des manifestations physiques à cette zone du corps, doit on la juger ?

Oui certaines faiblesses organiques vont pouvoir se voir directement à l’œil nu, à l’inverse d’autres personnes vont présenter une faiblesse des reins, du foie qui par conséquent serra bien moins visible à l’œil nu.  Mais de quel droit juge t’on ?

Et les personnes qui vont juger autrui pour ses faiblesses organiques vont-elles mêmes présenter des faiblesses énergétiques à d’autres organes.

Je donne l’exemple surpoids  car c’est un exemple que je vois au quotidien dans mon travail et le mépris qui y est associé, l’exemple thyroïde car j’y suis moi-même confrontée car j’ai une faiblesse de cet organe qui a pris lourd à une partie de ma vie. Je n’ai pas de traitement ou autre juste que mon organe présente certain disparité et j’ai pris des réflexions en ce sens….

Oui en chaque individu il peut y avoir des souffrances de natures différentes et elles vont se traduire dans le corps physique de façon spécifique à chaque individu.

Mais de quel droit au regard de nos propres imperfections se permet t’on de juger autrui et de le mépriser ? Oui de quel droit ?  Je vous le demande

De quel droit se croit-on supérieur aux autres ?

Cette critique que vous présentez face à autrui

Parfois même se sont les personnes qui portent en elles de grandes blessures d’humiliation qui vont être dans la critique, la mesquinerie envers autrui. Comme si elles voulaient prendre un désir de revanche.

N’oublions pas une chose nous attirons à nous ce que nous pensons, et si vous êtes trop dures, envers vous-même, sans amour propre à votre égard, vous allez attirer à vous des personnes qui sont dans cette vibration et qui feront un miroir de votre désamour.

Apprenons à nous aimer nous pour ce que nous sommes et non pour ce qu’on voudrait être aux yeux d’autrui dans un espoir de reconnaissance.Ceci est aussi une invitation à votre amour propre.

Ces  jugements, ce mépris sont le fruit des conditionnements de la société, des identités et personnages qui se vivent en nous.

Les femmes subissent en ce sens une très grande pression de la part des hommes. Certaines personnes ont des propos assez méchants sans même sans apercevoir . Où dans notre société pour être reconnu en tant que femme il faut avoir des seins de telle façon, des fesses de telle forme, des jambes de telles forme, un ventre de telle façon. Et bien quelle image de la femme ! Les médias véhiculant une image du corps totalement photoshopée.

Les hommes dans leur conditionnement ne se rendent pas compte de leur exigence envers les femmes, très lourdes exigences et à quel point de façon inconsciente ils blessent les femmes dans leur identité de femme, oui vraiment et bien plus souvent qu’on le pense. A quel point ils sont durs avec les femmes. Ce qui va directement ou indirectement cuirasser la femme dans son corps.  A ce titre je vous invite à lire les ouvrages de Marie Lise Labonté sur les cuirasses du corps.  Sujet dans lequel je baigne en plein dedans actuellement.  Se libérer de ses cuirasses pour libérer le corps. Oui à vous les hommes vous avez un rôle non négligeable à jouer en ce sens.

Je suis passée par là j’ai cuirassé mon corps face à différentes blessures de la vie afin de me protéger dans ma carapace, j’ai été blessée par certains hommes, j’ai été méprisée, critiquée par des membres de ma propre famille  et les blessures que cela laissent sont loin d’être anodines.

Quand je suis tombée dans l’anorexie j’ai reçu des critiques violentes, quand j’en suis sortie j’en ai reçu d’autres tout aussi dures mais d’un tout autre genre.

Pour s’en défaire ce n’est pas que partie de plaisir. Là a été mon  chemin de retour vers le corps et beaucoup de choses sont tombées et je chemine encore en ce sens.

 Mon corps a subi une première transformation en 2011, une deuxième sur l’année 2014 , une très belle transformation d’ouverture et là actuellement il est en train d’en subir une troisième et certainement la plus profonde.

Ce retour vers mon identité de femme, de cette identité dans laquelle je prends place.

La thématique du sport et des femmes présentent encore bien des sujets tabous en ce sens, j’ai grandi dans un milieu où le sport à fait partie de mon éducation. J’aime le sport j’en ai grand besoin mais je fuis la compétition car à mon sens elle nous coupe trop de notre corps au regard de certaines exigences.

Mais combien de fois on n’entend pas de nos jours, ah cette femme est trop sportive , cette femme n’est pas assez sportive, etc son corps n’est pas assez dessiné, ou à l’inverse sont corps est trop musclés

Les exigences envers le corps des femmes sont très dures, et font que les femmes perdent confiance en leur propre corps et dans le regard des hommes.

Les femmes font face aux exigences que l’on porte sur leurs corps. Très dures exigences.

 A l’inverse pour les hommes la pression prend une manifestation différente.

Certes le regard sur le corps est aussi très présent dans la gente masculine, mais la pression qui repose sur les hommes aujourd’hui est que l’homme se doit d’être fort, d’être ceci, et l’homme se coupe totalement de lui, par peur de paraître faible si il laisse montrer la moindre émotion.

Les choses commencent à évoluer à l’heure actuelle où les hommes reprennent possession de leur féminin.

Le problème est que les hommes se retrouvent souvent face à des femmes elles mêmes déposséder de leur féminin. Des femmes devenues masculines et déposséder de l’énergie de l’amour.

Et on  va alors critiquer un homme, le mépriser quand il se laisse aller à sa vulnérabilité, à l’accueil de ses souffrances. Mais il n’y a rien de plus beau qu’un homme qui va à la rencontre de lui-même, loin de tous ces enfermements.

Pourquoi prenons nous ce droit de critiquer autrui dans la manifestation de son corps physique, dans la manifestation et l’expression de ses souffrances ?

Qu’est ce qui nous fait nous sentir supérieur aux autres pour prendre ce droit ?

De quel droit pouvons nous rejeter quelqu’un parce qu’il va connaitre ce qu’on met sous le doux mot de « dépression »

Vous savez tout peut arriver à n’importe qui du jour au lendemain.

Le moindre accident peut vous transformer un corps à jamais ! Et cela peut arriver à m’importe qui.  Aimeriez vous qu’on vous rejette le jour où cela vous arrivera, qu’on vous méprise ?  Non certainement alors commencez par aimer autrui avec le cœur et non au regard de vos exigences.

L’autre jour je suis tombée sur cette citation que je ne peux que vous partager et sur laquelle je vous invite à méditer.

« Si les yeux voyaient l’âme des gens au lieu  de leurs corps, imaginez comment l’idéal  de beauté serait différent »

Le corps physique peut porter les marques de l’existence à chaque instant, l’âme elle ne perd jamais de sa beauté. Et quand on regarde une personne dans son âme avec les yeux alors tout son être devient beau.

Aimer autrui pour l’être et non pour l’avoir.  Ca c’est de  l’amour oui de l’amour.

Je vous invite à méditer là-dessus, de quel droit pouvons nous critiquer autrui à son apparence au regard de nos propres imperfections ?

Hommes oui je vous invite à vous questionner là dessus. Les femmes aussi d’ailleurs y sont invitées.

Avant d’être aussi exigent envers autrui, je vous invite à vous regarder vous-même au plus profond de vous-même, d’aller à la rencontre de votre identité.

C’est très bas de la part de l’être humain, de regarder une personne sous cet angle. Combien de fois je n’entends pas dire « ah oui c’est une très belle personne mais physiquement il y a tel ou tel détail qui me dérange » oui c’est très bas. Le corps physique il n’est pas éternel et il doit subir les épreuves de la vie.  De longues discussions avec certains de mes amis hommes d’ailleurs.

C’est très bas de regarder l’être sous la vision du détail, une vision très masculine cela d’ailleurs.

Pourquoi faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse à nous même ?

S’intéresser à l’être et voir la beauté de l’âme.  La beauté se lit dans un sourire et la lumière qui se dégage de l’être.

Alors avant de critiquer un tel ou une telle sur un détail de son corps physique, ou encore de sa personnalité intéressez vous à l’être entier !!!!!oui j’ai bien dit à l’être entier.

Dans mon métier c’est ce que je m’attelle à faire chaque jour et prendre les gens tels qu’ils sont. oui pour moi c’est la plus belle façon d’exercer mon métier avec le cœur. Et je peux vous assurez que je vois passer des personnes en tout genre.  Jamais je ne juge

Cet article j’avais envie de l’écrire depuis un petit moment et j’en avais déjà fait un en ce sens d’ailleurs.

J’ai cuirassé mon corps, j’ai protéger mon corps à travers différentes carapaces pour ne pas souffrir, pour me protéger face à la bêtise humaine, j’ai du ensuite aller à la rencontre de mon être, de mon identité , de mon Moi, d’apprendre à me ré-aimer. Alors oui je peux vous dire que je sais de quoi je parle sur le sujet, et de ce chemin aussi je vois à quel point la critique, le mépris peuvent laisser des marques et à quel point il est important de renouer avec cette dimension de l’amour pour soi et envers autrui. Oui l’amour !!!

J’ai essuyé les critiques sous différentes formes, je les ai également essuyée au regard de ma propre dureté envers moi-même. Merci à toutes les personnes qui m’ont blessé dans mon identité au cours de ma vie , merci à tous les hommes qui m’ont tendu le couteau du jugement , merci à ceux qui sur mon chemin m’ont permis d’aller à la rencontre de l’amour. Merci à toutes les épreuves de la vie qui m’ont permis d’aller à la rencontre de moi-même et de trouver le bonheur en moi, de trouver l’amour en moi.

Merci à ceux qui m’aiment pour celles que je suis aujourd’hui. Merci à vous que j’aime pour celles et ceux que vous être dans votre plus grande beauté.

Cette notion de l’amour est si importante.

Oui c’est une importance primordiale.

En ce sens Darpan , Osho, Krisnamurti, Amma, Vandana Shiva sont des personnes qui m’inspirent beaucoup.

Je vous invite à la reflexion interne, sur ce que cela réveille en vous en lisant cet article, je vous invite à regarder l’être avec les yeux du cœur, les yeux de l’amour.

Et rien que par cela vous pourrez faire grand bien autour de vous, vous pourrez cesser de blesser de façon inconsciente autrui.

Vous qui avez peur de l’humiliation, vous qui l’avez peut être subit de plein fouet, oui je vous invite à méditer sur votre juge envers autrui aux regard de vos exigences.

Pensées d’amour envers vous qui me lisez en cet instant.

 

3 réponses à “Etre juge d’autrui : critique, mépris, etc, de quels droits prenons nous ce droit ?

  1. Carole

    19 octobre 2015 at 1301 31

    Merci infiniment pour cet article qui me touche profondément….
    Avec mes 10kg (12, 13, je ne sais pas…je ne veux plus savoir…) de moins suite à mon burn out, j’ai été très affectée par des jugements, des remarques muettes (un « simple » regard peut en dire long..) ou pas, on m’a cataloguée d’anorexique (et quand tu manges jusqu’à en avoir mal au ventre pour espérer reprendre 1kg qui n vient pas car le corps est comme la tête, il n’en peut plus, ça fait mal…).
    Et je ne parle pas des sous entendus pour le burn out/la dépression…
    Aujourd’hui je travaille à me réapproprier mon corps, c’est long, c’est très long, au point je supporte à peine un simple massage, je m’étais dés-ancrée mais là je revis… et tout comme toi je remercie celles et ceux (plutôt celles d’ailleurs !!!) qui ‘mont jugée, qui m’ont fait toucher le fond, bientôt je ne serai plus la même… mais mon cœur sera aussi encore plus ouvert !!!

     
  2. Michele

    20 octobre 2015 at 1010 09

    Merci pour cet échange bien complet. Ce n’est que récemment que j’ai compris pourquoi je ne supportais plus les gens qui passaient leur énergie à juger les autres : j’ai subi du harcèlement était jeune enfant ! Et je suis très surprise de voir à quel point certains peuvent devenir agressifs dès que je fais la demande de parler de nous plutôt que de critiquer d’autres qui sont absents. Quelle énergie négative ! C’est sidérant !
    Ayant été une enfant non désirée et harcelée par la suite, il m’est aujourd’hui terriblement difficile de m’aimer. Par contre, je me détourne des gens négatifs et critiques, avec pour conséquence que mon cercle d’amis se restreint de plus en plus. Ca m’effraie un peu et j’ai hâte de le revoir s’élargir de nouveaux amis vrais et respectueux.

     
  3. Marie44

    20 octobre 2015 at 1212 32

    Merci pour ce très bel article. Je te suis complètement sur ta réflexion. Personnellement, c’est dans mon milieu professionnel où le jugement a été le plus difficile à supporter…mais depuis quelques temps j’essaie d’accueillir l’autre sans jugement. Cela vient peut-être du fait que j’essaie de prendre soin de moi, de mon physique, de ne plus me juger aussi durement que je l’ai fait dans le passé, de ne plus vouloir être quelqu’un d’autre. Mais je me préserve car il y a quand même des gens très négatifs, qui racontent tout et n’importe quoi. Le livre « Les 4 accords toltèques » m’aide dans mon quotidien!
    Je te souhaite une très belle journée…pensées d’amour pour toi également

     

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