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L’inconfort des crises internes

01 Oct

Nous êtres humains pouvons être face à différentes crises internes au cours de notre existence. Ce sont des périodes de très grand inconfort et le premier réflexe est alors de fuir. L’Être humain n’aime par définition pas l’inconfort.

Ces crises vont se manifester de différentes façons : fatigue extrême, hyper-émotivité, rage interne, perte de la joie de vie,  détox au niveau du corps, etc. Dans ces moments là le premier réflexe va être de porter la cause sur des facteurs externes.  C’est la faute d’un tel ou d’une telle, c’est parce que je ne suis pas heureux dans ma vie en ce moment, c’est parce que cela ne va pas dans ma relation, c’est la faute au mauvais temps, à truc à machin ou à bidule. On peut trouver des centaines d’excuses et là est le premier réflexe humain. C’est simple et rapide et permet de fuir.

Mais très rarement nous avons le courage de regarder en soi, de devenir observateur de ce qui se vit en soi, qu’elle partie de nous est en souffrance et pourquoi. Regarder en soi demande beaucoup de courage et est loin d’être confortable. Oui devenir observateur, sans jugement de ce qui se vit, juste observateur.

Nous sommes certes des êtres adultes au sens premier du terme, mais nous vivons en lien très étroit avec notre enfant intérieur. Or ce dernier est très souvent négligé, renié, étouffé, blâmé, car nous n’avons tout simplement pas appris à aller à sa rencontre et encore moins à l’aimer.  Là où on croit s’aimer soi, c’est souvent de l’illusion et le chemin de l’Amour propre est un long chemin.

Quand on commence à regarder en soi, cela est souvent très douloureux car on est mis face à tout ce que l’on avait mis sous le tapis au cours des années de la vie. Et quand les choses douloureuses remontent le premier réflexe est d’attaquer via notre égo. Ce sont des réactions de protections normales et qui demande beaucoup de temps, de retour vers soi et d’Amour propre pour dissoudre ces mécanismes de fonctionnement. Ces derniers ne sont ni bien ni mal, ils sont le fruit de notre adaptation à notre éducation , des mécanismes qui nous font adopter  différents comportements réactionnels. L’Ego n’est pas mauvais en soi, tout dépend seulement dans qu’elle proportion il nous mène par le bout du nez, il va donc être nécessaire de lui faire baisser la garde afin de revenir plus à notre corps.

Quand nous réagissons face à autrui, que l’autre nous agace, on entre dans différentes sortes de colères, rages internes. Mais dans la grande majorité des cas ce n’est pas l’autre qui nous agace mais une partie de nous qui n’est pas écoutée, notre enfant intérieur en souffrance et cela est très difficile à regarder car il est bien plus simple de porter la responsabilité sur la cause externe. Et ce que nous reprochons à autrui est très souvent le fruit de la blessure de l’enfant intérieur, on projette sur l’autre nos parents et donc toutes les mémoires inconscientes qui sont intégrées en nous. Attention je ne dis pas que c’est la faute de nos parents, non absolument pas, nos parents ont eux aussi fait du mieux qu’ils pouvaient avec leurs propres blessures, des blessures qui se transmettent parfois depuis de longues générations.

Lors des crises, les différentes mémoires doivent retraverser le corps pour pouvoir être nettoyées et accueillies, et cela est très inconfortable. On peut passer par des phases pas simples du tout.

Trop souvent on refuse de voir en soi, préférant rester dans nos zones de confort. Car oui nous sommes humains et l’inconfort fait fuir, mais l’inconfort permet aussi de vivre des libérations profondes, et il est donc essentiel d’oser toucher cet inconfort.

J’ai au cours des deux dernières années effectué un gros travail interne de nettoyage des mémoires inconscientes, d’accueil de mon enfant intérieur. Cela n’a pas été simple ni de tout repos, et dans les moments où mon corps vivait les plus grands nettoyages, au début de ce cheminement j’en voulais à tout ce qu’il y avait autour de moi.

La personne avec qui j’effectuais ce cheminement me mettais face à moi-même, et mon égo en défense ripostait « non ce n’est pas vrai je me connais mieux que toi, qui tu es pour dire ça », et la réaction était forte en moi, viscérale même. On a pris le temps ensemble d’aller regarder tous ces inconforts, d’écouter le pourquoi. Cela a été très libérateur, j’ai vécu une renaissance profonde. J’ai appris à voir là où se vivaient les blessures de mon enfant intérieur dans les comportements que je pouvais reprocher à autrui et notamment dans la relation à deux.

Dans ces phases d’inconfort auparavant mon premier réflexe aurait été de voir les causes externes, mais au contraire j’ai appris à faire ce voyage intérieur, à m’aimer d’avantage, à guérir les parties meurtries en mon être, et à voir ces crises d’inconfort comme de merveilleux cadeaux. J’ai énormément pleuré, nettoyé cette première année de nettoyage avec elle.

J’avais déjà par le passé regardé en moi, j’avais 14 ans quand j’ai rencontré un vieux monsieur qui mettait ses mains sur mon corps, sur des nœuds et qui me disait là c’est telle peur, là c’est telle chose. Je vous assure qu’au début avec lui à chaque fois que je sortais de la séance j’étais dans une très grande colère car il me mettait face à ce que je refusais de voir. Il me mettait face à mon inconscient, mes peurs non conscientisées et mon premier réflexe était de dire non je n’ai pas peur !  Tout cela était si inconfortable, mais je remercie du plus profond de mon cœur ce monsieur car sans lui je ne serais plus de ce monde. Ce monsieur me disait « au cours de mon existence je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi déterminé que toi, tu es capable d’aller chercher une force immense en toi pour comprendre et notamment dans les crises douloureuses. »

Mon entourage me dit que je me suis transformée, que mon visage n’est plus le même, que la profondeur de mon regard a changé. Oui c’est vrai car j’ai libéré les parties en souffrances. Quand je regarde des photos de moi il y a deux ans et de moi maintenant c’est le jour et la nuit. Je lis dans mes yeux de l’époque tellement de chose.  Quand je regarde autrui je lis beaucoup de chose dans un visage, dans les yeux, on y lit les souffrances enfouies. Je regarde également mon corps dans une glace, je le vois transformé, il ne porte plus les blessures qu’il portait de façon très vive, c’est une transformation à tous les niveaux, je suis aussi plus du tout pareil en mon intérieur.

Au cours de l’année qui s’est écoulée j’ai traversé des crises très inconfortables, mais de façons très différentes de celles de l’année précédentes. L’année précédente c’était des crises de nettoyage de renaissance profonde à mon être, de mariage avec mon être intérieur. Quand j’ai commencé ce travail sur l’enfant intérieur en décembre 2015, je peux vous assurer que mon égo à pris cher. Moi qui croyait avoir fait déjà un très gros travail sur moi. Oui c’était le cas, j’avais fait un gros travail depuis plus de 10 ans et je ne remets nullement en question tout ce que j’avais pu faire, mais je n’étais pas aller au cœur de la rencontre avec mon enfant intérieur. Et si je n’avais pas fait ce travail précédent la rencontre avec cet enfant intérieur se serait surement passée de façon  bien plus douloureuse, car je savais dans quoi je mettais les pieds en commençant cela il y a deux ans.

Au départ dans ce travail j’avais une carapace très épaisse, je surblindais mon être et la personne avec qui je travaillais ne pouvait que peu m’amener dans les couches profondes, et au bout de quelques semaines quand j’ai vraiment établi un lien de confiance avec cette personne le travail a pu se faire de façon tout autre (je suis très méfiante de nature et je n’accorde pas ma confiance facilement et encore moins à un thérapeute).  J’ai tellement pleurée lors de ces libérations et vécu les choses de façons si inconfortables au niveau du corps, tout ressortait par mon ventre en terme de douleur, partie de mon corps que j’avais totalement abandonné. Je peux vous assurer que j’ai dégusté au niveau du corps. J’ai traversé des phases de fatigues extrêmes, dur dur à accepter pour moi qui avait besoin de bouger. J’ai du accepter de faire passer ces phases de nettoyages en priorité sur tout le reste. Oui j’aurai pu chercher à étouffer toutes ces phases de nettoyages oui mais était ce que je voulais, voulais je me libérer ou continuer à étouffer mon être renié encore de longues années ? De longues années et préparer doucement ma mort ?

J’aurais très bien pu abandonner, car cela n’était pas confortable du tout. Ma thérapeute m’avait prévenu que nombreuses personnes commençaient mais arrêtait dès que cela devenait trop rude en nettoyage et donc trop inconfortable. Elle m’avait prévenu que cela ne serait pas simple de faire ce retour interne.

Au contraire plus les nettoyages se vivaient et plus je les voyais comme des cadeaux et comme des libérations de mon être, je me sentais accoucher de moi-même.

L’année qui vient de s’écouler, les nettoyages ont été très différent car j’ai vécu de très grands inconforts dans le corps mais qui étaient de très grosses phases d’éveil pour m’aligner d’avantage avec mon âme.. Des passages dans d’autres plans de conscience face auxquels je me suis demandée ce qui m’arrivait. J’avais l’impression de devenir dingue. Une clair-audience qui s’est fortement développée, un clair ressenti également et d’autres choses. J’ai eu la chance d’être accompagnée par mon énergéticienne sur ce chemin, qui m’a vraiment permis de comprendre ce qui se vivait en moi, ainsi que part mon ostéo qui est un homme très éveillé. Je ne souhaite pas parler de ces éveils ici pour le moment, la seule chose que je peux dire c’est que j’ai une gratitude immense pour la compréhension et le soutien que j’ai reçu de ma meilleure amie et de mes parents dans ces moments. Oui mes parents car j’ai souhaité tout leur dire ce que je vivais à ce niveau, j’ai eu très peur du jugement de leur part, mais au contraire ils m’ont profondément aidé à accueillir mes propres capacités, ils m’ont soutenu certes au départ en se demandant d’où j’avais hérité cela, mais ensuite en comprenant les choses. Ils savaient déjà certaines choses car ils savent très bien que mon retour à la vie en 2003 je le dois à la spiritualité, à mon chemin sur d’autres trajectoires.

Sur le mois de septembre j’ai traversé à nouveau des phases très inconfortables de nettoyages mais qui se sont avérées être de nouveau plans d’éveils.  A un moment une personne très chère à mon cœur, m’énervait et mon égo en défense à commencer à le voir comme un « connard », c’était violent en moi y compris viscéralement. Là je me suis demandé ce qu’il se passait et là j’ai très vite compris que n’était pas lui, mais que quelque chose se vivait en moi, à la fois dans l’accueil de mon enfant intérieur et dans un plan d’éveil qui se vivait. Mon égo en défense aurait pu chercher à se battre contre son propre égo en sur défense.

Si je n’avais pas eu le courage de regarder en moi j’aurai pu lui dire dégage de ma vie, je ne veux plus entendre parler de toi, oui cela aurait la solution de facilité et cela n’aurait résolu que temporairement l’inconfort. Et en accueillant ce nettoyage d’éveil j’ai compris que l’inconfort n’avait absolument rien à voir avec lui dans l’essence même et qu’il restait toujours aussi cher à mon coeur.

Un autre point j’ai traversé il y a peu une sorte de crise avec une amie proche. L’une comme l’autre on aurait pu se renvoyer la balle comme j’ai pu le vivre avec d’autre amies par le passé. Non nous avons toutes les deux eu le courage de regarder ce qui se vivait. Je reconnais que je l’ai poussé très loin dans ses retranchements et que pour elle c’était très douloureux à accueillir.  Mais je l’ai fais parce que je sentais qu’elle était prête à accueillir cela en elle et libérer ce nœud douloureux.

C’est quelque chose sur lequel je dois faire très attention car j’ai de grande capacité de retour sur moi, d’aller à la rencontre du douloureux en moi, que je peux avoir tendance à me dire qu’il en est de même en face et que les capacités d’accueil seront celle que je suis capable de faire preuve pour moi-même. C’est un point sur lequel o m’a mis en garde « Sabrina vos capacités d’accueils ne sont pas celles d’autrui, vous vous allez très vite dans le retour sur vous-même face au plus douloureux mais adaptez le rythme face à autrui » , donc là je savais que je pouvais l’amener loin dans ses retranchements. Elle allait traverser l’inconfort mais cela serait libérateur.

Ce jour je voudrais donc vous invitez, lors de ces crises d’inconfort si douloureuses à prendre le courage de regarder en vous. Même si cela n’est pas simple, de regarder la partie en souffrance en vous, qu’elle est la partie de l’enfant qui n’est pas reconnu et qu’elle est la projection en jeu.

Tout cela ne sera pas une partie de plaisir mais cela sera une libération profonde. Osez accueillir ces crises avec le maximum d’amour pour votre être. De la douceur, du non jugement, même si cela vous fait mal au fond de vous-même et que vous voudriez mettre les choses sous le tapis. Acceptez aussi de vous faire accompagner sur ce chemin, il existe nombreuses méthodes énergétiques. Car les mécanismes de l’égo étant si puissant on ne peut que difficilement voir soi même ce qui se passe en soi. Vous n’entendrez pas vous-même le cri de votre âme, et il faudra une tierce personne pour vous permettre de voir ce qui se vit en vous, du moins au début de ce cheminement interne.

Osez ce chemin, si inconfortable mais si libérateur c’est un des plus cadeau d’amour propre que vous pourrez vous faire.

Tel un cygne dans le paysage qui se dresse devant nous.

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6 réponses à “L’inconfort des crises internes

  1. Sabine Esposito

    1 octobre 2017 at 2008 06

    Bonjour, Merci pour ce témoignage puissant. Pourriez-vous me dire quel genre de thérapeute vous a suivi sur ce chemin ? Où se situe -t-il ? Merci pour vos réponses.

    Belle soirée à vous

     
  2. guyomep

    1 octobre 2017 at 2008 40

    Très bel article

     
  3. Lunesoleil

    1 octobre 2017 at 2109 29

    Merci pour votre témoignage, je rajouterais une chose, ce qui est bon pour une personne ne l’ai pas forcément pour une autre 🙏

     
    • indiantigre

      2 octobre 2017 at 1212 37

      Merci Lune Soleil.
      Justement je n’ai donné aucunes methodes dans cet article car il existe differentes methodes pour regarder en soi.
      Et j invite donc chaque personne à faire ce voyage intérieur.
      Car si on regarde pas en soi on ne vient jamais à la cause des problèmes

       
    • indiantigre

      2 octobre 2017 at 1212 38

      Donc je laisse chaque être libre de la methode qui lui convient dans la joie et la gratitude

       

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