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Les goûts musicaux et littéraires qui évoluent .

Au fil du temps nos goûts musicaux  et littéraires évoluent, parfois de façon très importante. Et c’est aussi fonction de notre évolution personnelle.

Musicaux

Je n’ai jamais eu de groupe musical dont j’ai été fan, j’écoutais de la musique mais sans plus.

J’étais très tournée vers le reggae. Et j’en écoute toujours pas mal d’ailleurs. Bien tournée sur le rock aussi.  U2, Indochine, Sting, The Off spring, Scorpions  et plein d’autres.

Mais les musiques que j’entendais à la radio plus jeune, ne m’ont jamais forcément interpellé.  J’allais récupéré les CDs qui me plaisaient dans l’étagère musicale familiale, mais je n »écoutais jamais la radio ( Neil Young, Genesis, Sting, Scorpions,  Haddaway le jour où j’ai découvert ce chanteur je n’ai plus lâché le cd 😉 )

Il y a eu également de belles découvertes par hasard sur des petits concerts de plein air ou dans ma petite commune. Des groupes comme Merzhin

Je ne suis pas très concert car je n’aime pas la foule, et le son est trop fort à mon gout.

Dans ma jeunesse mes oreilles ont baigné dans la musique bretonne, au bout d’un moment je ne supportais plus dès qu’il y avait des chants bretons associés. Aujourd’hui j'(écoute de la musique bretonne mais sans les chants bretons.

Je n’écoutais jamais mais alors jamais de classique, puis je me suis mise à en écouter, et j’ai été transportée par certains morceaux. Je me rappelle un jour j’étais dans ma chambre, ma chaine allumée,et là ma mère qui me fait « toi tu écoutes du classique? et ben qu’est ce qu’il t’arrive?  » Maintenant j’en écoute souvent.

Je vous laisse écouter ces morceaux tant ils sont beaux. Moi ils me transportent , le premier est hyper est émouvant, le second j’ai eu les larmes aux yeux en l’écoutant  la première fois et je l’es ai encore parfois

 

 

Tout comme ce concert de Cécile Corbel dans une chapelle c’était grandiose.

J’ai beaucoup ouvert mon oreille musicale même si j’ai beaucoup de mal à reconnaitre les notes dans une chanson, tout comme à retenir des paroles, voir même les noms de l’auteur.

On m’a fait découvrir du métal et j’ai d’ailleurs  découvert de très beaux morceaux, mais les morceaux de métal que j’écoute sont peu nombreux, car c’est trop souvent un son violent à mes oreilles. Là personne qui m’avait fait découvrir cela avait choisis les morceaux les plus doux, car il connaissait ma sensibilité musicale.

Idem des morceaux de rock que j’écoutais sans y prêter d’attention avant, j’ai du mal à les écouter aujourd’hui. Je me rappelle un cd de U2 que j’ai voulu réécouter après pas mal d’années, j’ai du l’arrêter ce jour là car cela ne résonnait pas du tout dans mes oreilles.

Mon ouverture musicale, et évolution de mon oreille c’est faite en parallèle de ma propre évolution.

Aujourd’hui j’aimerais bien jouer un instrument mais je n’ose pour l’instant pas franchir le pas car je pars tellement de zéro sur l’oreille musicale, la subtilité des sons .

Tout comme les livres

Littéraire

Gamine j’ai dévoré les bouquins, j’avais des étagères de livres. Je n’ai jamais été attirée par la télé, même si j’appréciais de voir de bons et beau films comme L’Ours, Croc Blanc, Premiers de Cordées (très beau film, j’étais assez jeune quand je l’ai vu mais qu’est ce qu’il m’avait touché ce film, à la fois triste et beau) .

A une période de ma vie, j’ai lu beaucoup de livres inspirés d’histoire vraie, et notamment de la guerre. Et c’était notamment la période où j’allais très mal, et je lisais que des  livres tristes, des histoires inspirées de la réalité mais triste. Puis en 203 j’ai eu une très longue hospitalisation, au bout de quelques mois quand j’ai eu le droit de relire, une personne m’a fait la remarque que je ne lisais que des livres tristes. Et cela a raisonné dans ma tête, et je me suis mais oui ce n’est pas bête tout cela. Je me suis intéressée à d’autres livres, dont la magnifique série « Les enfants de la Terre ». Une découverte qui relevait du hasard.

Depuis plus jamais je n’ai ouvert un seul livre en lien avec des histoires tristes. Ma mère veut parfois me prêter des livres, du coup la première chose que je demande c’est de quoi il parle , et comme souvent la réponse, est d’une femme qui avait telle maladie, de thèmes tristes. Du coup je ne prends jamais ses livres.

Et puis depuis que je suis arrivée à la fac je lis beaucoup beaucoup moins aussi. Si ce que je lis c’est des cours le soir, mais aussi des choses pour ma thèse.La fac de pharma c’est loin d’être de tout repos,car on a beaucoup de cours  et de boulot.

Bien sur je lis des bouquins notamment sur des thèmes qui sont en lien avec mes centres d’intérets comme la voie du chamane, Reiki et chamanisme, ou encore l’art de la simplicité, les livres de Lilou Macé, la vie des Maitres, la prophétie des Andes, ce genre de livre quoi.

Je me rattrape plus l’été. car j’ai certes mon boulot mais moins de cours.

Donc ces deux évolutions, plus ou moins radicales (notamment pour la lecture ) ont vraiment été en parallèle de mon développement personnel. Et je ne pourrais pas faire marche arrière.

Tout comme les personnes que je fréquente, mes amis aujourd’hui sont quasi tous orienté dans des thèmes qui me sont cher. Et ce sont des amis que j’apprécie tout entier pour leurs  valeurs,. Et la plupart de mes amis sont plus âgés que moi , juste une de mes meilleures amies qui à mon âge l’autre un peu plus âgée, quelques amis précieux à mes yeux autour de 27/ 30  sinon l’essentiel tourne autour de 35 ans.  Les personnes que je côtoie de part la fac je les apprécie énormément pour celle avec qui je suis en permanence, mais c’est un monde différent.

Donc nous avons nous mêmes les clés en main pour évoluer, et n’oublions que nos actions du quotidien, nous ouvrent à d’autres choses.

 

Comment sortir du tunnel?

Suite à une question qui m’est très souvent posée je me suis dis que faire un article sur le sujet pourrais avoir du bon

Souvent je reçois des mails, comment j’ai fais pour m’en sortir J’ai déjà évoqué certaines choses ici,
notamment dans la rubrique qui suis je.

Alors je vous mets une partie de la réponse faite à une personne aujourd’hui.

Alors comment je suis sortie de l’anorexie
alors j’étais au fond du trou, j’ai touché le fond du fond, je me suis sentie partir
au fond de moi quelque chose ne voulait pas quitter ce monde
et là avoir sentie la mort en moi, j’ai eu un déclic
que je valais bien plus que cela
j’ai commencé à me battre en 2003, mais je n’ai fias que la moitié du travail car au fond de moi j’étais encore très mal
donc on va dire qu’entre 2003 j’ai choisi de me maintenir en vie, mais à vitesse de tortue.

Entre 2007 et 2008 j’ai commencé à rechuter
en plein dans mon concours
je tenais par le mental
mais je perdais grave du poids
je voulais m’en sortir mais je n’y arrivais pas et là un message qui a aussi raisonné en moi  » ma tite soeur, le concours est passé, je suis sur que tu as géré comme une pro, j’ai confiance en toi, et je ne suis pas le seul, le concours est passé, tu vas peut être relâcher la pression, car là depuis quelques mois je te vois repartir, je vois que tu vas très mal, mais sache qu’on tiens tous très fort à toi, et si tu savais comme je serais heureux que tu ailles mieux, je tiens à toi ma soeur et je t’aime, j’aimerais te voir heureuse, alors j’espère que tu vas aller de mieux en mieux. Ton petit frère qui t’aime fort  »
en 2008 j’ai fais le choix de rencontrer une naturo;
de la elle m’a dit que j’avais une super hygiène de vie, et qu’elle aimerait bien en voir des gens qui mangeait comme moi bien plus souvent
j’avais une alimentation très très saine,  pas encore crudivore mais proche
de là elle m’a parlé de mon équilibre acido basique, et j’étais en acidose généralisée car je me bouffais par mon stress interne.
J’ai donc décidé d’agir en conséquence, de travailler sur moi
j’ai lu beaucoup , j’ai essayé de voir mes peurs en face
j’ai aussi vu un monsieur qui m’a mis face à mes peurs rien qu’en mettant les mains sur mon corps, et m’expliquant la signification de mes noeuds (et des noeuds j’en étais remplie)
je me suis prise des « claques  » à la figure, mais ces peurs, du coup j’ai choisis de travailler dessus plutôt que de continuer à les enfouir

c’est donc un gros travail sur moi, de longue haleine,
un travail qui est loin d’avoir été simple

D’accepter d’être celle que je suis, et oser enfin m’affirmer moi
arrêter de faire souffrir mon corps mais enfin de lui donner de l’amour

j’ai lu beaucoup me suis intéressée de très près au dev perso, j’ai pris conscience de certaines choses
et des peurs assez fortes
des peurs liées à l’enfance et y compris à la vie intra utérine.
Gros travail mais qui n’a pas été qu’une partie de plaisir
mais au fond de moi je n’en pouvais plus de ce malaise, je voulais voir le bout
aller vers la lumière
j’ai tout fait pour créer un entourage social, un cercle d’ami qui soit ouvert sur les alternatives et non cantonné dans le moule de la société
et cela m’a beaucoup aidé à ne plus me voir comme une extraterrestre mais enfin accepter que je n’étais pas la seule à ne pas vouloir de cette société à contre courant
et qu’il fallait que j’ose m’affirmer
j’ai donc appris à ne plus avoir peur du regard de l’autre et à reprendre confiance en moi, même si je sais que parfois sur certains points il y a encore du boulot à faire , mais le plus gros est fait.

J’ai travaillé sur mes propres schémas, j’ai décidé d’être maitre de moi
Dis comme cela cela peut paraitre idéaliste mais non ma vie était très noire ,  et c’est moi et moi seule qui pouvait faire le changement en moi
j’ai choisi ce chemin
et je ne regrette rien aujourd’hui
et quand je repense au passé je me dis, mais comment j’avais pu arriver aussi bas, ouh la la.
J’avais vu des psys à l’époque, et ils m’ont tellement détruit qu’il était hors de question pour moi de retourner en voir.

Non pas qu’il ne faut pas voir un psy, mais moi cela ne me convenait pas.
J’ai vu d’autre personne à qui j’ai pu parler
des personnes en dehors du secteur conventionnel, des choses par forcément reconnues.
et ces personnes je leur dois beaucoup, notamment cette personne âgée, un contact eu par mon frère dans son club d’athlé, un rebouteux en quelque sorte.
Lui et moi on a travaillé ensemble.
Et il m’a mis face à moi même. Je n’avais que deux solutions accepter de travailler sur moi ou de continuer en enfouir.
Et comme il me disait il n’a  jamais vu une personne aussi tête de mule que moi,
j’ai commencé à dénouer les noueds, et cela n’a pas été évident, car je me suis pris des trucs à la figure, purée outch aie aie.
De nœuds en nœuds, la pelote de laine se dénouaient, pas à pas,
il m’avait déjà mis face à moi même avant 2008 mais je n’acceptais pas le travail encore, cela avait fait tilt dans mon cerveau c’est sur mais je n’acceptais pas.

Pas à pas doucement , en restant à mon écoute, j’ai repris confiance en moi
Car oui j’avais zéro confiance en moi, et je dis bien zéro,
je passais mon temps à me dévaloriser.
J’étais nulle, etc etc.

J’ai donc à l’époque tout mis en place pour me créer un réseau social, m’entourer de gens positif, et cela a aussi fait une grande différence.
Et j’ai du aller au déla de ma timidité.
Et internet est en cela un bon outil, car ces personnes je les ai bien sur rencontré dans la vie réelle.
Certes j’ai rencontré des personnes avec qui je ne parle plus aujourd’hui mais elles m’ont apporté quelque chose sur le moment.

J’étais une personne qui avait très peur du regard de l’autre, un truc de dingue
et oser aller sur internet, rencontrer des gens OUVERT sur les forums, c’était violent pour moi;
Mais j’avais choisi je ne pouvais pas faire marche arrière
Car oui dans la vie je suis plutôt une battante,

le site  d’éco bio, notamment  un site formidable , et j’y ai rencontré une jeune femme de la région parisienne, on a échangé on a décidé de se rencontré et nous sommes devenus les meilleures amies.
Puis j’ai rencontré ma seconde meilleure amie.

Et ces deux rencontres amicales dans ma vie , m’ont vraiment apporté. Je ne savais pas ce que c’était d’avoir une meilleure amie avant, j’avais mes amies mais pas des amitiés profondes .
et d’autres forums qui correspondait à mes centres d’intérets

je me suis entourée de personnes positives, j’ai repris confiance,
et cela je pense que cela peut faire une immense différence, franchement je vous y encourage de tout coeur, à franchir le pas, d’oser à la rencontre de l’autre
la technologie a du bon et a mis à notre service des outils qui peuvent nous aider à aller au déla de notre timidité.

Il est aussi important je pense d’avoir un projet, quelque chose qui nous donne envie d’aller de l’avant.

L’envie de construire quelque chose.

Mais oui le gros défi là dedans c’est d’accepter de travailler sur nos propres peurs, et c’est loin d’être évident, et ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours.

Au niveau professionnel j’ai tout mis en place pour trouver une voie qui corresponde à mon éthique, et aujourd’hui je récolte ce que j’ai semé,
je suis très épanouie professionnellement

 
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Publié par le 16 décembre 2012 dans Cheminement, Qui suis je?, Vie pratique

 

Un petit tour en musique chez les Amérindiens

Ghost Dance- Native American- Powers drums-Spirit Pride

C’est la musique qui remet mon esprit au calme dès qu’il s’agite un peu.
Aujourd’hui j’en mets 3 d’un coup
Pour certains c’est du classique, pour d’autre du métal qui tourne alors en boucle.
La musique amérindienne, moi c’est ce qui vibre le plus fort chez moi.

 
 

le vrai visage de l’anorexie

Ceux qui me suivent ici savent que j’ai traversé une anorexie très sévère dans mon passé.
Une souffrance qui a duré plus de 8 ans.
Dans l’anorexie on entend souvent que c’est un soucis de minceur.

6 mois avant le début de mon anorexie

Si il y a bien un domaine qui me met en rage, c’est toutes les conneries qui se disent sur le sujet de l’anorexie.
Quand je suis tombée dans l’anorexie, c’était à 10000 kms d’un soucis de minceur.

Un mal aise profond, le sentiment d’être incomprise, me sentir étrangère dans cette société dans laquelle je ne me voyais pas vivre. Le départ de mon anorexie a été une lourde intoxication médicamenteuse, pour soit disant guérir une autre pathologie. A partir de ce jour là je n’ai plus eu confiance en la médecine.
Sans compter les autres ravages que je cumulais depuis plusieurs années.
Les ravages psychologiques que mon dentiste de l’époque avait fait sur moi. (il a voulu me faire opérer pour m’enlever un os du menton, et me couper un bout de la langue. Ceci étant pour lui la cause de mes problèmes dentaires de l’époque, dur dur quand tout cela commence à 12ans) Et heureusement mes parents se sont opposées à cette opération. Des ravages d’un chirurgien, des ravages de la bêtise humaine etc,
Oui j’avais 14 ans, mais cette société ne me parlait pas, on m’imposait de suivre des chemins que je ne voulais pas au fond de moi.
Du coup je n’arrivais pas à trouver de sens à ma vie.
Je n’avais pas la force de me foutre en l’air, car un petit quelque chose me rattachait à la vie.
Alors j’ai pris le chemin de la souffrance à bas bruit.
Une sorte d’appel au secours.
Les psys  à l’époque m’ont détruit encore plus. Tout le monde réduit l’anorexie à un conflit mère fille.
Le conflit moi il n’était pas présent, c’est à cause de cela qu’il s’est créé par la suite. La guerre s’est déclarée entre ma mère et moi à cause des psys.

Pendant un mois, sous le même toit, avec mon père on ne s’est pas adressé la parole, on ne sait plus dit bonjour, on se croisait avec des révolvers dans les yeux car nous avons le même caractère tous les deux.
Et ça c’était dur. Nous étions très rancunier l’un comme l’autre.
Mais à force d’entendre les psys mes parents pensaient que je faisais exprès.

Avec mes parents maintenant tout se passe à merveille,on est très proche l’un de l’autre même si on se voit peu.

Plus je voyais les psys et plus je m’enfonçais car personnes, je dis bien personnes ne voulait écouter.
Tout était projection.
Mais une petite lueur d’espoir continuait à briller en moi. Comme j’étais perfectionniste (je le suis beaucoup moins), la perfection je pouvais la faire dans le bon sens mais aussi dans le sens négatif.

J’ai rencontré des personnes qui m’ont aidé à m’affirmer moi, être qui j’étais, de là j’ai pu faire ce gros travail sur moi, m’exprimer et dire tout ce qui était enfouis en moi.
J’ai décidé de suivre mon chemin et non tout ce que les gens voulaient m’imposer.
C’était un gros travail à faire sur moi, pas évident du tout. La spiritualité amérindienne m’a profondément aidé.

Une personne que je considère un peu comme mon grand père, m’a beaucoup aidé à m’affirmer moi.
Cette personne qui a vu de très nombreuses personnes passer entre ces mains. Il me disait que jamais au cours de sa vie il n’avait vu une personne avec autant d’acharnement que moi, et que quand j’avais une idée en tête , on pouvait me parler , rien n’y ferait.
Comme il m’a dit, la perfection est une grande qualité chez toi dans certains domaines, mais la perfection t’a envoyé très bas, et tu t’appliquais à te détruire au maximum pour te punir de cette vie, te faire souffrir. Te punir d’exister cette perfection t’a fait cotoyer la mort en toi, de façon très profonde. Tu voulais te foutre en l’air  »
Il avait raison, car je n’y allait pas avec des demi mesures.
Le seul endroit où j’étais bien c’était quand je partais marcher pendant 4 h le dimanche matin, alors que je n’avais que la peau et les os sur moi, j’avais encore de la force. Mais ce n’était pas la force physique seul le mental me tenait.
Je suis persuadée que le mental peut avoir un gros impact, sans quoi j’aurais perdu la vie il y a bien longtemps.

De tout cela j’ai pu m’exprimer moi, et suivre mon chemin pour être ce que je suis aujourd’hui.
Toute ces années où j’ai souffert je ne les regrette pas car je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui;
Et à vrai dire je me fiche totalement de sortir des sentiers battus aujourd’hui.
J’ai envie de vivre, je sais ce que je veux dans ma vie et ceux que je ne veux pas. La bêtise humaine j’en ai assez vu comme cela.

Pendant cette anorexie J’avais 17 ans, l’année de la canicule, au plus bas de mon anorexie,  (34 kg pour 1m77) au plus bas de ma souffrance et de ma dépression, (car dans mon anorexie la seule chose que je cherchais c’était me faire souffrir pour me punir )  on m’a interné en hôpital psy, pensant que c’était LA solution pour que je me réveille. Mais c’était la pire connerie car cela m’a encore plus ravagé
J’ai été internée 5 mois, avec des foux autour, enfermée à clefs dans une chambre pendant 5 mois sans en sortir sauf pour aller prendre ta douche.
Ne pas pouvoir ouvrir une fenêtre de plus de la largueur de 3 doigts, l’été de la canicule.
Ne plus avoir une seule affaire perso, pas même un habit, et devoir mettre un espèce de tissus qui ressemble à un pyjama de prison. Ne pas avoir droit une seule visite,pas même de mes parents, pas un seul courrier, pas un seul coup de téléphone. De devoir aller faire ses besoins sur un Montauban. D’attendre pendant 5 mois que le temps passe, absolument rien rien rien pour le faire passer, pas même la moindre once de lecture ou de musique, rien rien absolument rien.
Devoir prendre ta douche nue devant une infirmière etc, ben la pudeur en prend un coup mais aussi la féminité. Que j’ai enté à max pendant un bon moment après cela.
De ne pas pouvoir passer son bac de Français. De voir les gens qui venait me parler à travers la porte pour me donner un peu de compagnie car il voyait les infirmières me fermer à clefs.
Oui l’internement je l’ai connu, et ‘internement m’a ravagé psychologiquement.
Je suis sortie contre l’avis du psy car mes parents ont signé une décharge. De là il m’a fallu me reconstruire et pas qu’un peu car cette hospitalisation a été l’horreur pour moi. les images traversent toujours mon esprit comme si c’était hier, mais j’ai fais la paix avec ce passé,et l’évoquer ne me fait plus pleurer. J’ai du déployer en moi toutes les forces possibles pour me reconstruire.
Des conditions inhumaines . Pour seule compagnie mon lit, et attendre pendant 5 mois que les minutes tournent, pas un seul livre, rien rien rien le néant de néant.

Je ne suis pas là pour me montrer en exemple, j’ai horreur de cela.

L’anorexie non ce n’est pas un soucis de minceur, mais un malaise bien plus important.
Il y a des tas de gens qui en souffre et bien plus qu’on le pense.
L’anorexie oui on peut s’en sortir.
Cela est long (voir rapide pour certains)

Autre truc qu’on entend c’est qu’une anorexique se fait vomir.
Perso j’ai été anorexique et jamais je me suis faite vomir, jamais.

Dire à une anorexique manges et tu vas guérir  c’est du non sens. C’est ne pas vouloir voir le problème en face. Moi je l’ai entendu plus d’une fois cette phrase.

L’anorexie on ne fait pas cela par plaisir.
Perso j’ai vu mon père pleurer une seule et unique fois dans ma vie, c’était à cause de moi dans cette anorexie.

Tous les gens qui me connaissent, ceux qui ont vu l’avant et l’après, le disent que je suis pleine de vie;
Je baisse difficilement les bras.

Des médecins qui ont compris le vrai visage de l’anorexie il y en a peu.
Et c’est bien dommage.
Les médecins, infirmières et autres qui prennent le temps s’intéresser à la personne malade, à son âme, au lieu de se focaliser sur le poids qui n’est qu’une conséquence du problème . Trop beaucoup trop de thérapeutes réduisent cela à une question de poids.
Et pour moi tous ces médecins ils n’ont rien compris.

Pour ma part je n’ai jamais été sondée, (cela n’existait pas dans ma région les services d’endocrino) mais la sonde de gavage je ne pense pas que cela soit une solution.
Un médecin écrit un bon témoignage dans la gazette des Femmes, et il est un des rares à avoir compris qu’elle prise en charge adopter.  Je n’arrive plus à le retrouver mais si je remets la main dessus je le partagerais.

Au cours d’un des stage hospitaliers, j’ai affronté la psy, j’ai eu des flash en moi, mais j’ai fais le choix volontairement pour aller au delà de tout cela et savoir si cela me ferait remonter de choses et si je serais capable de les affronter et d’accueillir ces émotions. J’ai gagné et j’en était fier.
Ce passé est derrière moi, il fait certes parti de moi, mais ce n’est pas lui qui gouverne ma vie aujourd’hui.

Je sais que beaucoup de personnes me contacte, pour savoir comment j’en suis sortie. Ces personnes me remercient ensuite car ensemble on arrive à voir des petites pistes.
C’est clair que c’est un domaine où j’aimerais beaucoup donner de ma personne pour apporter un soutien à ces personnes et les aider à s’affirmer elle.
Je le fais certes mais avec l’impression de ne pas en faire suffisamment.

Un long article mais qui avait besoin d’autant de longueurs pour dire ce que je souhaitais sur le sujet.
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout .

 
 

Une question de temps

Je pense que cela vous est déjà arrivé d’entendre des personnes vous dire qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper deux, qu’ils n’ont pas le temps de se rendre au marché, pas le temps de faire un peu de sport, pas le temps de cuisiner (c’est tellement plus facile de mettre les pieds sous la table, d’acheter du tout prêt)pas le temps de faire ceci ou cela.

Pas le temps, ah il a le dos large celui là.
Mais la grande question c’est qu’est ce que l’on souhaite réellement.
On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. 

Certes on a tous des contraintes dans la vie, des contraintes de boulot notamment, il y a aussi la vie de famille etc.
Tout est là une question d’organisation, et de priorités dans la vie.

Déjà la première chose à faire supprimer la télé de sa vie.
C’est totalement inutile, une vraie perte de temps, et pour couronner le tout un vrai lavage de cerveau.
Non regarder le journal télévisé n’est pas indispensable, les médias diffusent ce qu’ils veulent, toujours pour amener encore plus de peur dans la vie des gens.
Faites l’essai de supprimer cela pendant une petite semaine, et vous allez voir comment vous serez bien plus serein dans votre vie sur cette période.
Ce temps est alors libre pour faire autre chose, être au petit soin pour soi, aller se balader.
Internet c’est pareil il faut y mettre des barrières car c’est un immense bouffe temps.
Aller à l’essentiel pour se dégager du temps pour le reste.

Un proverbe que j’aime bien c’est « la vie appartient à ceux qui se lève tôt » et que j’applique quotidiennement (en respectant le sommeil bien sur)

Pour ma part j’ai un emploi du temps bien bien blindé, des études prenantes, le boulot à côté, le travail personnel sur les études, (35h quesaco????)pourtant je prends le temps d’aller faire mon marché, de faire du sport, de consacrer du temps au yoga, à la méditation, au lien social. D’appeler aux téléphones des gens que j’apprécie.
Pour le lien social c’est très important . Certes je sais que bien des personnes aimeraient me voir plus souvent, mais je ne peux pas me diviser en 10. Cela est impossible.
 Et quand je rentre vers 21h du boulot je n’ai pas spécialement envie de sortir.
Il y a d’autres moments dans une journée.

L’hiver je le fais moins à cause des jours bien court, mais l’été avant d’entamer ma journée j’ai déjà une 12aine de kms à pied dans les jambes.
L’été il est vrai que je reprends mes quartiers avec un bons rythme à me coucher bien tôt(21h30 max). Sur l’année c’est un peu plus dur avec la fac.

Une journée bien organisée, et c’est du temps qui se libère pour autre chose.
C’est à chacun de faire les choix mais après il ne faut pas venir se plaindre.
Et quand on veut on peut, si on regarde bien on a toujours du temps.

Donner vous des priorités dans la vie,et vous verrez que finalement votre journée est pleine d’opportunité.
Donnez vous cette chance de profiter du temps présent.Ce n’est pas vivre à 200 à l’heure, bien au contraire c’est réorganiser sa journée au mieux et faire des choix.

 

Du végétarisme au véganisme il n’y a qu’un pas

Je suis devenue végétarienne en 2008, et je l’étais à très forte tendance depuis 2004. (sur ces 4 années du poisson une fois par semaine et c’était tout ce que je consommais comme chair animale).
J’ai fais le choix du végétarisme pur des raisons éthiques et écologiques. L’argument santé n’est venu qu’après.
Lorsque j’ai annoncé à mes parents que j’étais végétarienne, c’était un jour de grand beau temps, où je mangeais sur la terrasse.Le retour par mon père a été « alors là moi je m’en fous de ce que tu mets dans ton assiette, du moment que tu es en bonne santé,  » Ma mère elle, a été plus septique et a voulu avoir un peu plus de renseignements.

Il n’est pas rare de voir certaines personnes végétariennes se tourner vers les produits laitiers comme si il y avait un souhait de combler quelque chose.
Ceci n’a pas été mon cas car j’ai arrêté les produits laitiers (déjà que j’en consommais pas des masses, pas de fromages, juste un yaourt par jour) en Janvier 2008. La raison de l’arrêt était au départ une cause de santé, et très vite je me suis renseignée sur le vrai visage du lait, j’ai lu beaucoup d’article à ce sujet. Je ne regrettais nullement d’avoir arrêté.

Mon passage au végétarisme et celui au végétalisme se sont fait comme une lettre à la poste.
Ma cuisine étant basé sur la simplicité je n’ai jamais ressenti de manque, et les similis carnés ne m’ont jamais attiré.

Mais mon végétalisme ne pouvait pas s’arrêter à l’assiette. Alors me voilà à examiner mon quotidien.
Produit ménager, ben j’en étais au bicarbonate, et au vinaigre et au produit vaisselle non testé donc ben rien à changer.
Produit d’hygiène même chose, comme je n’achète pas de cosmétiques la question ne se posait même pas.
Niveau santé comme les médoc ben c’est niet de chez niet, la question n’était pas au RDV.
Question vestimentaire il y avait les chaussures, et les éventuels pulls .(je n’ai jamais porté de cuir en vestimentaire ou de fourrure ou simili)Mais je refuse de jeter avant l’usure totale, un petit passage chez le cordonnier pour les semelles et la chaussure revit .
Ajoutons à ce point que je refuse également de me tourner vers le tout synthétique, là c’est ma conscience écolo qui a mal.
Alors en partant de l’aspect chaussure qui me restait, longtemps j’ai refusé de me considérer comme vegan. J’ai échangé sur le sujet avec de nombreuses personnes et là ils m’ont fait comprendre que ma démarche global était dans le veganisme, et que mon quotidien était engagé dans ce sens, que pour moi c’était le détail de la chaussure, pour d’autre c’était des aspect avec lesquels j’étais à l’aise et rodé.
Au fond ils avaient raison, cela se voit aussi en fonction de nos achats futurs.
Sur les chaussures de course c’est fait, et là sur mes autres chaussures c’est fait.

Question vie du quotidien je suis contre l’exploitation animale sous toutes ses formes, tauromachie, course de lévrier, vivisection, contre le fait de « posséder » un animal, et la liste est longue.

Je suis vegan, mais pas une militante de terrain.
Je fais les choses à mon niveau, car pour le moment je ne suis pas forcément à l’aise avec les actions de rue. Et puis pour le moment de toute façon je n’ai pas les dispo niveau temps.

Après je suis allée bien plus loin en m’intéressant au crudivorisme, et je le suis depuis 2009. Je m’en porte très bien.
Mes choix ont été guidé par des convictions éthiques en 1er lieu, écolo, et santé. Le tout pour me guider dans le fil conducteur de ma vie. Et pour rien aujourd’hui je ne ferais marche arrière.

Comme je l’ai souvent entendu, le veganisme n’est en aucun cas une forme d’extrémisme à mes yeux .
Mais je considère plutôt le veganisme comme une grande ouverture, après c’est sur il ne faut pas être borné sur un seul aspect.
Le veganisme est une ouverture sur le respect de la vie.

Et aujourd’hui je vois l’ouverture de mes proches sur certains sujets. Et ma mère réfractaire au départ, repère maintenant les resto végétariens vers chez eux comme ça si l’envie me dit un jour d’y aller avec eux.

 
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Publié par le 8 février 2012 dans Cheminement, Vegan

 

tenir par les nerfs

Il y a des périodes de l’année, où pour tenir les nerfs prennent le dessus.
En cette matière je sais de quoi je parle.
Le mois de Janvier a été particulièrement intense.
En effet à l’hôpital le matin, l’après midi 3à 4h de cours, certains soirs enchaîner sur le boulot, rentrer et retourner dans mes cours sur lesquels j’étais à fond depuis plus d’un mois.
Pendant les exams c’est tombé que je bossais le soir, donc avec le stress associé mon temps m’était compté, avec la fatigue les nerfs prenaient le dessus.
Les exams terminés, les nerfs ont lâché, plus rien me tenait, l’épuisement a surgit de façon brutale, les premiers jours tellement fatiguées que le sommeil ne voulait pas venir. Et là un épuisement nerveux, suite à beaucoup de chose qui se sont enchaînées, épuisement que je n’ai pas connu depuis bien longtemps, même ais je déjà connu un tel phénomêne.Bon c’est vrai que je tire sur la corde depuis quelques temps en terme d’années donc c’est obligée de casser à un moment. Par la même je me suis pris une belle claque à la figure comme si le diable était en moi, et se battait pour prendre le dessus. C’est très désagréable de ressentir cette sensation, mais le tout est lié et l’épuisement ne pardonne pas.
Mais bon le diable ne gagnera pas la victoire. En tout cas je ne le laisserais pas gagner la bataille. C’est une sensation si étrange, l’impression qu’un inconnu à pris place en soi. Mais ce n’est pas une fatalité, je prends la situation par la renverse.
Le repos est actuellement au RDV, la semaine dernière je n’ai pas sentie la force en moi de faire des activités physiques (si ce n’est 25km de vélo par jour sous un froid sibérien à cause du vent) alors j’ai écouté mon corps. Un fait si rare car en temps normal mon corps demande à se bouger.
Je dors bien en ce moment , entre 8 et 10h par nuit, mais je pourrais faire encore plus long sans soucis. Habituellement j’ai un réveil par sécurité mais je suis toujours réveillée avant, là ce n’est pas le cas et je me rendors ensuite.