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Documentaire : Produire bio, un buisness comme les autres?

A la base l’agriculture bio est une très belle démarche, une démarche qui se veut à la fois respectueuse des sols et des producteurs. Une pratique qui favorise l’économie locale et le maintien de l’agriculture paysanne.

A l’heure actuelle le bio connait de nombreuses dérives, l’industrie s’est emparée du bio y voyant là un secteur porteur. Mais cela n’est pas sans conséquences. Tout cela se fait au détriment des petits producteurs honnêtes, qui se battent de plus en plus pour le maintien de l’agriculture paysanne mais qui doivent ramer de plus en plus  pour ne pas se faire écraser par les industriels.

Je le dis et le répète depuis très longtemps le bio de grandes surfaces n’a de bio que le label.

Je suis très attachée au contact avec les producteurs et j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à aller sur les marchés à leur rencontre, pouvoir parler avec eux de leurs pratiques. Je connais différents maraichers qui se battent pour redonner du sens à l’agriculture paysanne, mais pour qui l’Europe est un vrai danger.Ils m’ont parlé de ces notions de subventions, de pressions qui reposent sur leurs épaules et c’est triste.

Favorisons le maintien de l’agriculture paysanne. C’est à nous d’agir et de devenir consom’acteurs.

Voici un reportage sur le buisiness du bio.

 
 

Choix des huiles essentielles

Petit changement de programme dans le post du jour, par un petit mot sur le choix des huiles essentielles, information que je pense  importante car méconnu  le plus souvent.
En effet le label bio ne définit pas la qualité de l’huile essentielle.
Critères de qualité
L’obtention une huile essentielle de qualité thérapeutique est un processus délicat, car l’HE doit impérativement répondre à nombreux critères de qualité:
C’est ce qu’on appelle les critères HEBBD (huile essentielle botaniquement et biochimiquement définies)
*Certification botanique: genre, espèce, sous espèce, le cultivar
*L’origine géographique: caractérise sa composition biochimique en fonction du biotope de la plante.
*Le mode de culture: plante sauvage, cultivée, issue de culture biologique ou non.
*L’organe distillé (ou expressé) ex pour la cannelle il y a les feuilles ou l’écorce, mais l’action sera différente.
*Le mode d’extraction
*Le chémotype c‘est à dire la spécificité chimique: qui indique les molécules chimiques fondamentales (cétones, des phénols, des aldéhydes etc.)
En effet, chaque huile appartient à une ou plusieurs catégories et elle peut avoir des effets secondaires très forts. Il est donc indispensable de connaître ces effets avant l’utilisation.
Deux chémotypes de la même HE présenteront non seulement des activités différentes mais aussi des toxicités très variables.
Exemple :
               Thymus vulgaris CT thujanol : Très sûr d’emploi, bien toléré par la peau

.
                                Thymus vulgaris CT thymol : Dermocaustique et hépatotoxique à doses élevées et prolongées.
Cet exemple montre bien que s’en tenir juste au nom de genre  (Thymus) et à celui de l’espèce (vulgaris) est largement insuffisant.
Tous ces éléments doivent figurer sur l’étiquette et seulement après ça intervient la mention biologique.
Le mot chimique est souvent mal interpréter, mais les plantes sont formées de diverses molécules qui appartiennent à des familles chimiques bien distinctes.
La chimie ce n’est pas que ce qui a rapport à la synthèse mais aussi ce qui se passe dans la nature.
Contrôle qualité
Il se fait par une technique de séparation des différents constituants appelée chromatographie.
La chromatographie permet d’identifier les molécules présentes dans une huile essentielle (jusqu’à 450 molécules aromatiques) ainsi que leur proportion. Chaque pic représente une molécule aromatique bien spécifique qui est identifiée.
Ce sont des points très importants qui peuvent modifier de façon importante l’activité d’une huile essentielle si un composant devient majoritaire à la place d’un autre par ex.
Le fournisseur doit pouvoir fournir ce tracé chromatographique, critère important de qualité.
Le choix en pratique
Mon choix est tourné vers les huiles biologiques, mais qui portent l’ensemble de ces mentions.
Et si le choix se présente entre une huile bio sans mention supplémentaire, et une huile non bio mais avec critères biochimiques très clairement définis, mon choix se tournera vers la seconde.
Et oui on ne joue pas  avec ça, des changements de proportions dans les constituants (en dehors de ceux du aux saisons) peuvent avoir des conséquences dramatique.
Sur les salons bio et foire diverses ont voit de plus en plus d’huile essentielles, mais nombreux ne présentent pas le profil botanique complet sur leur flacon.
C’est très rare que je prenne mes huiles sur des salons.
Dans mon choix j’intègre également l’aspect énergétique et vibratoire de l’huile, ce qui n’est pas un passage obligé. Car les huiles essentielles ont un rôle très puissant sur la sphère psycho émotionnelle. Tout comme un même aliment de qualité différente nous apportent un aspect énergétique différent.
Mes choix sont tournés vers Pranarom en bio, Naturesuns, Herbe et Traditions, Dr Valnet.
Florame  de bonnes qualités mais pas assez énergétique à mon goût.
Idem pour  A.Z .
Après tout dépend l’usage désiré.
 

un petit rappel sur les différents labels bio, et petit commentaire

LOGO AB :

D’utilisation volontaire, la marque AB permet aux professionnels qui le désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique leurs produits.Elle guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide.

Propriété exclusive du ministère de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :
· un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,

· le respect de la réglementation en vigueur en France,- une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité

LOGO EUROPEEN :

Le logo Européen garantit le respect de la réglementation européenne pour la production biologique. Le logo n’est utilisable que si le produit est composé d’ingrédients agricoles issus de l’agriculture biologique et qu’il a été produit et transformé selon les règles définies par le cahier des charges bio européen.

LOGO DEMETER :

Première agriculture biologique, l’agriculture bio-dynamique produit des aliments sains et riches. Elle est basée sur une méthode globale privilégiant les soins apportés à la terre et au vivant et vise à stimuler la vie.

La bio-dynamie prend en compte les relations existantes entre tous les éléments naturels : la terre, le sol, les animaux, les plantes, les minéraux, le soleil, la lune, les planètes et les étoiles …

Pas de produits chimiques, travail modéré du sol, bonnes pratiques de désherbage, rotations longues des cultures pour laisser la terre se reposer ; pour les animaux, respect du bien-être et des cycles de reproduction, antibiotiques interdits…

Sur tous ces points, l’agriculture bio-dynamique et l’agriculture biologique sont similaires.

Mais si les méthodes bio s’appliquent à respecter la terre, celles de la bio-dynamie s’attachent à la soigner.
 
 
Ce petit rappel étant fait, je souligne aussi l’importance de privilégier les petits producteurs locaux, et d’autant plus depuis la réglementation entrée en vigueur en Janvier 2009 sur le bio.
La bio a pour base le respect de l’humain, une rémunération au juste prix, le respect des saisons.
En grande surface, Le bio est rarement local, souvent suremballés, pas de saison et souvent plus cher que ce qu’on trouve direct au producteur sauf pour quelques fruits et surtout à l’opposition des valeurs de la bio, car ils se font une bonne marge là dessus, et la rémunération du producteur derrière ça.
Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé de comparer la qualité entre les légumes bio de grande surface et ceux du producteur bio sur le marché ou en coop mais le résultat n’est pas triste.
Et après quand les quotidiens, dont je ne citerais pas les noms font leur soi disant relevés de prix du bio, où vont-ils ???En grande surface, pour ensuite mettre dans leur une le bio c’est cher.
 
Non le bio ne coute pas forcément plus cher que le conventionnel, ou légèrement si on réfléchit ses achats et que l’on revoit le contenu de son assiette.

 
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Publié par le 10 septembre 2010 dans Ecologie, Labels